Marie-Noëlle Boutin : Man's land

Des rues et des visages, des alentours de ville que la civilisation de l’automobile a déclassés, des regroupements d’amis ou de familles, des lieux de promenade : ici, en France ou ailleurs, très loin en Chine ou plus proche de nous en Israël, Marie-Noëlle Boutin parvient à élaborer une représentation réaliste sans recourir aux signes agressifs d’un monde contemporain que l’on caricature à l’envi. Ce travail est une levée des formes et des signes par le moyen d’une défamiliarisation : construire une observation du monde qui dévoile ce que la proximité et l’habitude recouvrent. Des situations privées d’anecdotes mais sculptées dans des lumières qui en célèbrent la vitalité, la consécration minutieuse d’espaces refoulés par l’imagerie de la communication, l’attention portée à la quiétude des êtres : Marie-Noëlle Boutin décrit un fragile état de paix.

Lire la suite...

Opération RDA

imageSe termine cette semaine à la SFP une mission de près de deux semaines menée par le scanneriste du Laboratoire digital Janvier qui s'est s'appliqué à numériser les quelques deux cents plaques de projection, négatifs sur verre et autochromes, sélectionnés pour la future exposition de la société intitulée "La République des amateurs" (RDA).

Lire la suite...

La photographie : trésor de guerre ou art des temps de crise ?

Paris a célébré l'automne dernier le 30eme anniversaire du « Mois de la Photographie », festival organisé par la municipalité de la Capitale. Des dizaines d’expositions dans les galeries d’art, les musées, les centres culturels, la foire Paris-Photo - plus grand rendez-vous des collectionneurs - ont marqué l’événement. Comme le festival, la photographie contemporaine a 30 ans, le tout début des années 1980 marquant l’arrivée de ce médium dans le domaine de la création contemporaine. Certes, les artistes ont fait usage de la photographie dès le 19eme siècle, mais la légitimité artistique de la photographie est récente. Elle correspond – et compense ? – la fragilité des images d’information touchées par la crise lancinante du photojournalisme. La concurrence de la télévision et les modifications profondes apportées par la technologie numérique, la collusion entre information et communication, ont peu à peu jeté le doute sur les pratiques de reportage. Tant et si bien que sont apparus, depuis plus d'une génération, des « auteurs » qui revendiquent une photographie subjective et affirment leur talent en visant l’exposition plus que la publication. Ils ont été peu à peu débordés par des revendications plus directement artistiques encore. Si l’on voulait caractériser le profond changement dans le domaine photographique depuis 30 ans, on pourrait avancer que le lieu de la consécration sociale du photographe est passée du domaine de l’information à celui de l’art contemporain. Aujourd’hui, en effet, les grands photographes sont au musée et non à la une des journaux.

Lire la suite...

La SFP en réseau

La présence de la Société française de photographie sur Internet ouvre aujourd'hui une nouvelle page… sur Facebook. Dorénavant, que vous soyez membre du réseau social ou simple visiteur, vous pouvez retrouver les informations essentielles concernant la SFP sur son adresse Facebook. Dès aujourd'hui vous y trouverez une liste des photographes présents dans la collection, une liste complète des ouvrages et des périodiques de la bibliothèque, la liste des artistes ayant exposés dans La Vitrine, ainsi que des actualités sur les conférences, les expositions ou les nouvelles publications de ce blog, des images et toutes les démarches pour devenir membre de la SFP. Suivre la SFP sur Facebook: une nouvelle manière de rejoindre la SFP.

Entretien de Regina Virserius par Larisa Dryansky





Vous êtes cordialement invités au prochain entretien du cycle de conférences SFP, le :

mercredi 9 mars

à Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris

Salle Vasari

de 18h à 20h (entrée libre, sans réservation)

Dans le cadre d'un entretien avec Larisa Dryansky, Regina Virserius présentera son premier catalogue en tant que monographie d’artiste. "Una cosa mentale" s’est construit tout au long des années 2008-2010 et a donné lieu à un ensemble de 54 images. La série est traitée en « double », chaque image ayant sa version sombre, noire, absorbante, et son écho blanc et lumineux, s’effaçant.




Extraits du catalogue :

« L'artiste a choisi délibérément de représenter non pas des pièces artisanales mais des productions exemplaires du design moderne et contemporain, c'est-à-dire d'un mode de fabrication du mobilier dans lequel l'étape de la conception est dissociée du travail de la main. Plus fondamentalement, Regina Virserius traite ses sujets avec un dépouillement qui cherche à rapprocher la photographie du disegno, cette face intellectuelle ou « mentale » de la peinture qui en fait la projection de l'esprit bien plus que la saisie d'un moment fugace »….


… « Avec leur rendu quasi pictural, les images de Regina Virserius sont on ne peut plus éloignées de l'art conceptuel de Kosuth. Néanmoins, elles partagent avec lui, et plus généralement avec une grande partie de l'art des années 1960, la volonté d'émanciper la représentation du réalisme sans pour autant retomber dans l'abstraction formelle. De la série Una Cosa Mentale, l'artiste dit qu'il s'agissait pour elle d'effectuer « la transcription d'une vision ». Transcrire n'est pas exactement enregistré. Si l'on a pu insister sur l'aspect chimique de la photographie, faisant de l'imprégnation de la lumière sur la surface photosensible l'équivalent d'un moulage, les œuvres de Regina Virserius incitent à reporter l'attention sur le dispositif optique du médium. Plutôt que le contact, ce qu'évoquent ces visions surgissant sur leurs écrans noirs ou blancs, est le procédé de projection par lequel l'image vient se former dans la camera obscura photographique. Cet aspect est également souligné par le dédoublement de la série en une face noire et une face blanche, lequel désigne indirectement l'inversion de l'image rétinienne »….

Texte de Larisa Dryansky

Préparation post-production numérique : Philippe Guilvard/Atelier Tireur D’Art.
Collaboration menée avec la Galerie Eric Dupont, l’éditeur Eric Cez, LOCO, Camping design graphisme - David Valy & Anne-Lise Cochet.

Cet ouvrage a été réalisé avec le soutien du Centre national des arts plastiques (aide au premier catalogue), ministère de la Culture et de la Communication.
Images : Regina Virserius.TDR
www.reginavirserius.com

Les invitations au voyage d’Anna Malagrida

















Forte d’une double culture (née à Barcelone, elle vit depuis 2004 à Paris), Anna Malagrida a mis à profit ses études à l’école d’Arles pour construire une approche à la fois spéculaire et spéculative, depuis une dizaine d’années. Deux expositions monographiques présentées simultanément au CPIF (Pontault-Combault) et à la galerie RX (Paris 8ème) apportent du relief à des surfaces qu’on pensait planes et transparentes, nous laissant entrevoir certains paysages urbains désaffectés. Ainsi présente-t-elle une collection d’« œuvres aimants » attirant chaque fois des pôles opposés : qu’il s’agisse d’immortaliser des ruines contemporaines (Point de vue, 2006 et Vitrines, 2008-2009) ou le souffle éthéré du quotidien, c’est avec soin que l’artiste catalane développe chaque fois des stratégies pour libérer paradoxalement les frontières de leur dimension limitrophe et activer certains détonateurs d’imaginaire (Frontière, 2009). Un catalogue édité par la fondation Mapfre (Madrid) complète les expositions. Illustré de nombreuses reproductions pleines pages, il comporte par ailleurs un entretien avec l’artiste et des textes critiques, fournissant un prolongement intéressant à ces visites.

Lire la suite...

Philippe Durand : International Vegetal

L’exposition de Philippe Durand à la galerie Laurent Godin à Paris se concentre sur une dimension à la fois iconographique et politique chère à l’artiste depuis ses débuts : visiter avec une fausse ingénuité les marges du monde moderne. Les mauvaises herbes qu’il traque dans les recoins des villes sont une figure inversée des nombreuses publicités qu’il s’est longtemps plu à dénicher dans les campagnes, comme s’il fallait aller au bout d’une démonstration sur l’inversion des codes. Toutefois, ce champ-contre champ de la nature et de la cité moderne n’aboutit pas au statu quo. L’exposition « Mauvaises herbe » tend à démontrer qu’au petit jeu des rivalités, ce sont les plantes que l’on appelle aujourd’hui « pionnières » qui raflent la mise. Au sous-sol de l’exposition, on ne peut qu’en convenir : les herbes envahissent les lignes électriques et téléphoniques, la nature reprend ses droits sur la communication.

Lire la suite...

Yveline Loiseur : bienveillante étrangeté

Un premier livre d'artiste est toujours un événement, pour lui (elle), mais aussi pour ceux qui accompagnent leurs travaux. Saluons ainsi La Vie courante d'Yveline Loiseur, ouvrage publié par Trans Photographic Press, avec le soutien de l'université (c'est singulier).

On donne ici le texte de préface de l'ouvrage.

Le happening et la berceuse

Existe-t-il une enfance qui soit un temps d’avant les joujoux ? Et qui ne soit pas un temps du dénuement mais de la richesse imaginative ? En conférant la vie aux objets, le monde tout entier des enfants est un univers auquel l’adulte reste étranger, une terre jadis fréquentée et désormais inaccessible. Quel conte ne met pas en scène la possibilité d’une vie des objets ? Ce que dépeint La vie courante est encore différent : un monde où la magie est archaïque.

Lire la suite...

Entretien Karim Kal / Michel Poivert

image
Karim Kal. Images d'Alger 2002. TDR.
in Karim Kal. Perspective du Naufrage, textes de M. Poivert, Patrick Chamoiseau, Ed. Adera, 2010.



Vous êtes cordialement invités au prochain entretien du cycle de conférences SFP, le :

mercredi 9 février

à Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris

Salle Vasari

de 18h à 20h (entrée libre, sans réservation)

'En 2010, Karim Kal avait titré son exposition au musée urbain Tony Garnier à Lyon : « Les Déclassés – Alger, Cayenne, Evry », réduisant ainsi une diversité géographique au dénominateur commun de l’identité sociale. Cette diversité est aussi historique, elle dessine la carte du naufrage de l’empire colonial français depuis la seconde moitié du XXe siècle. Ou, tout du moins pour l’instant, certains des territoires où les Naufragés se sont installés, rejoignant dans leur histoire singulière la figure universelle des Vaincus. Toute l’œuvre de Karim Kal ouvre la perspective d’une nouvelle géographie humaine, par le reclassement des valeurs politiques et esthétiques selon un renversement de point de vue. Dès 2002, Vues d’Alger est l’œuvre qui contient la puissance spéculative d’un départ à partir du point même de son arrivée: Karim Kal, fils d’Algérien et de Française, né en Suisse, devient le frère d’arme des Naufragés.'
Michel Poivert. Extrait de "Karim Kal. Perspective du Naufrage'', Ed. Adera, 2010.

image
Karim Kal. Gaïdi. série Les miroirs, Evry, 2009. TDR.
in Karim Kal. Perspective du Naufrage, textes de M. Poivert, Patrick Chamoiseau, Ed. Adera, 2010.

http://karimkal.neverblind.eu/

Eric Poitevin, l'homme naturel

L’exposition d’Eric Poitevin à la galerie Nelson Freeman suscite de nombreuses réflexions, tant cette œuvre, au fur et à mesure du temps, s’impose comme l'une des plus solides qu’il est donné de voir. Et qu’elle aborde l’un des grands sujet de l’époque: la nature. Devant les agencements d’images de corps aux frontières interrompues parfois, où la nudité – dans la suite des nus couchés de 2004 exposés au Plateau – est traitée sous une forme qui parvient à congédier les stéréotypes sans pour autant réduire la représentation à la singularité intime, le spectateur renouvelle son expérience de la relation aux Autres autant qu’à lui-même. La ponctuation dramatique instaurée par les crânes dans ces montages ou installations murales vous plonge sans ménagement dans une méditation sur la vanité de l’existence, ce à quoi l’œuvre de Poitevin nous a habitués depuis ces débuts. Le plus marquant dans ces assemblages d‘images est la présentation d’animaux, qu’il s’agisse du chevreau ou de l’anguille (figure du sacrifice, de la maternité, de la pénétration érotique ?) qui, en s’ajoutant aux crânes, à la question des âges de la vie (les modèles les illustrent) amplifie la dimension allégorique. A l’étage, l’impressionnant face-à-face des vues de forêts disposées tout hauteur comme des panneaux de paravent dialoguent avec deux diptyques scindant le branchage d’un arbre nu sous la neige. Au-delà des évocations japonistes, la notion de saisons, le rapport de la terre et du ciel, l’analogie des branches et des bois de cerf que l’artiste aime à photographier (le thème du trophée de chasse est central chez lui), on se souvient que les lieux fréquentés par Poitevin dans le nord de la France sont ceux qui ont été transformés par les batailles de la première Guerre mondiale, et qu'ils constituent une sorte de mémoire de l‘Histoire.

Ainsi, de l’étage au rez-de-chaussée, l’exposition établit la continuité de l’homme et de la nature. Cette question est anthropologiquement fondamentale dans les sociétés, elle n’a pu être réglée tout à fait par les théories du totémisme dont Claude Lévi-Strauss fit la critique. Elle est ici au centre de l’exposition – et peut-être de toute l’œuvre d’Eric Poitevin – comme une conjuration du dogme chrétien de la discontinuité de l’homme et de la nature.

Pour découvrir l’artiste en vidéo

Hourra, ''Le Monde'' m’a tuer ! ou Ce que ''Le Monde'' narre.

Un vrai cadeau de Noël : dans son édition parue le 25 décembre dernier, le quotidien Le Monde (daté du 26 décembre 2010) faisait paraître un article sobrement intitulé : "Le calotype, somptueux échec", relatif à l’exposition "Primitifs de la photographie" qui ferme aujourd’hui ses portes à la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu). On aurait tort ici de bouder son plaisir à la lecture de cette critique dont la perfidie tient dans l’ambigüité d’un titre dont on ne sait s’il porte sur l’objet de cette exposition ou sur sa forme.

Globalement, si la journaliste reconnaît la pertinence du sujet et semble en avoir saisi l’essentiel – le paradoxe d’une technique éphémère et élitiste qui donne naissance à quelques unes des icônes de l’histoire de la photographie – elle reproche à sa mise en forme d’une part une approche "sociologique", centrée sur les usages et découpée en "petits chapitres" mêlant chefs-d’œuvre et images secondaires, et d’autre part la lourdeur d’une "érudition" se traduisant par des cartels "interminables"… l’exposition ne prenant sens que dans sa dernière partie consacrée à la création, où éclate enfin "la qualité formelle des œuvres"… Las !

Mais ne devrions-nous pas, en tant que co-commissaire de cette exposition, nous flatter de nous retrouver ainsi gratifié, puisque ce texte ne fait que traduire de la part du Monde une doctrine pour le moins invariable et qui consiste en matière de photographie du XIXe siècle, à défaire presque systématiquement toute proposition scientifique. On pourra même se féliciter de se trouver ici en compagnie de tous ces projets éditoriaux ou muséographiques qui depuis plus de dix ans ont marqué durablement l’histoire de la discipline en France : l’exposition "Gustave Le Gray" (Bibliothèque nationale de France – 2002), "Le Daguerréotype français, un objet photographique" (Musée d’Orsay – 2003), "L’Utopie photographique" (Maison européenne de la photographie – 2004), "Eugène Atget" (BnF – 2007), "L’art de la photographie" (Éditions Citadelles et Mazenod – 2007), pour ne citer que les principaux. Chacun de ces projets s’étant trouvé éreinté sous la plume de Michel Guerrin en son temps (il est aujourd’hui responsable des pages Culture du quotidien) ou par d’autres*, comme Claire Guillot aujourd’hui, instrumentalisant tantôt Sainte-Beuve, tantôt d’obscurs scientifiques, toujours sur le même motif : foin de la "sociologie", foin des usages, foin de ces conceptions "marxisantes" pervertissant une histoire de la photographie canonique qui doit se constituer uniquement sur les chefs-d’œuvre et les maîtres, lesquels se passent d’explications et plus encore d’une érudition toujours pesante. Hors de la sacralisation, point de salut : invariance d’un thème qui ne veut, ou ne peut tout simplement, considérer l’histoire de la photographie que comme un art intemporel et nie l’évolution d’un domaine qui appelle la définition d’une histoire culturelle. Une permanence dans la critique qui jette le discrédit sur toute autre vision de la photographie que celle qui trouve en ces pages un écho bienveillant, au risque de voir ici l’ombre inquiétante du conflit d’intérêt. Mais est-ce seulement possible ?

Évidemment la presse est fondée à émettre un point de vue critique auquel il est toujours complexe de répliquer, car comme l’écrivait déjà André Gunthert en 2003 à propos de l’Affaire Tournesol, cette réaction est interprétée "au mieux comme un réflexe corporatiste, au pire comme une tentative des moins talentueux de s’exonérer d’un évaluation critique cruelle". Que la journaliste du Monde confonde dans un même mouvement érudition, projet scientifique et ambition pédagogique, n’est pas le plus inquiétant. Au-delà de cette méprise circonstanciée se pose une question de fond dont Le Monde ne peut visiblement pas prendre la mesure en matière de photographie et dont sa prise de position plus idéologique que critique n’est qu’un des révélateurs : peut-on trouver en France un regard critique argumenté sur des projets scientifiques dans le domaine** ? Au moment où la Mission pour la photographie lancée au printemps 2010 par le Ministère de la Culture semble encore s'interroger sur ses moyens comme sur ses buts, force est de constater que ce joli petit monde de la photographie est loin de réunir les conditions d’une saine émulation et que rien ne semble devoir éviter le clivage et l’anomie vers lesquels on se dirige. On ne peut assurément demander aujourd’hui à un journal comme Le Monde en matière de photographie d'accompagner un mouvement que d'autres pays nous envient. L'alarmant n'est pas tant cette critique, qui ne peut être finalement évaluée qu’à l’aune du rétrécissement d’un espace critique inversement proportionnel à la multiplication des offres. C’est l’idée qu’article après article, sous quelque plume que ce soit, ne semble s’exprimer qu’une seule voix au Monde… mais quelle est cette voix ?

(*) Concernant les événements précités on pourra consulter les articles suivants : Emmanuel De Roux, "Le génie de Le Gray éclipsé par ses biographes", Le Monde, 2 avril 2002 ; Michel Guerrin, "Les premiers pas photogéniques du daguerréotype", Le Monde, 5 juin 2003 ; Michel Guerrin, "Anonymes et amateurs entrent au musée", Le Monde, 2 décembre 2004 ; Michel Guerrin, "Atget, l'artisan cache un artiste", Le Monde, 31 mars 2007 ; Michel Guerrin, "Etrange histoire de la photographie", Le Monde, 9 novembre 2007.

(**) Par contraste on observera par exemple, sur la même période, le traitement réservé à l’art du XIXe siècle et qui permet aujourd’hui au musée d’Orsay d’offrir une rétrospective des plus stimulantes sur Jean-Léon Gérôme (Cf. Philippe Dagen, "Gérôme, le peintre qui maudissait l'art moderne", Le Monde, 24 octobre 2010). Pour un point de vue éclairé sur la question photographique on consultera à profit le dossier consacré à la question par L'Œil en novembre.

Programme du cycle de conférences SFP 2011

Nous tenons à vous informer que suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens / conférences proposé par la Société française de photographie aura lieu cette année en partenariat avec l'HiCSA et se tiendra à :

l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
(Institut national d’histoire de l’art, 2 rue Vivienne, 75002 Paris).

Salle Vasari

de 18h à 20h (entrée libre, sans réservation)

Vous êtes cordialement invités à la prochaine conférence le :

Mercredi 5 janvier 2011

Exposer la photographie ancienne : retour sur l'exposition "Primitifs de la photographie: le calotype en France, 1843-1860"
par Paul-Louis Roubert (Université Paris VIII / Société française de photographie)

Fruit d'une collaboration inédite entre la Société française de photographie et la Bibliothèque nationale de France, l'exposition "Primitifs de la photographie" qui se clôture le 16 janvier à la BnF (site Richelieu) revient sur la courte mais fleurissante carrière du calotype et plus largement du négatif papier en France au milieu du XIXe siècle. C'est ainsi l'occasion de faire le point sur près de trente ans de recherche sur la photographie ancienne et de s'interroger sur les méthodes concourant à son exposition.

Commissaires : Sylvie Aubenas, directeur du département des Estampes et de la photographie, Bibliothèque nationale de France et Paul-Louis Roubert, maître de conférences université Paris VIII et président de la SFP.

Prochaines conférences :

Mercredi 9 février 2011
Karim Kal, invité par Michel Poivert (Université Paris I)

Mercredi 9 mars 2011
Regina Verserius, invitée par Larisa Dryansky (Université Paris I)

Mercredi 13 avril 2011
Yo-Yo Gonthier, invité par Marc Aufraise (Université Paris I) et Dagara Dakin

Mercredi 11 mai 2011
Raphaël Dallaporta, invité par Garance Chabert (Société française de la photographie)

Mercredi 1er juin 2011
Sammy Baloji, invité par Christine Barthe (Musée du Quai Branly) (SOUS RESERVE)

Paul-Louis Roubert succède à Michel Poivert à la présidence de la Société française de photographie

Lors du conseil d’administration de la Société Française de Photographie en date du 17 décembre 2010, son président n’a pas représenté sa candidature lors de l’élection annuelle du Bureau de l’Association. Comme Michel Poivert l’avait annoncé à son entourage, ce poste occupé depuis une quinzaine d’années n’était plus compatible avec la charge pesant sur lui depuis un an à la direction de l’UFR d’archéologie et d’Histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Afin de mobiliser de nouvelles énergies à l’heure où est programmé le déménagement de la SFP dans les nouveaux locaux de la BNF, Paul-Louis Roubert à présenté sa candidature au poste de Président. Il a été élu à l’unanimité des membres du conseil.

Lire la suite...

Season Greetings

Gilibert (attribué à), La patinoire de Chamonix, vers 1925, plaque de projection, 8,5x10 cm. © coll. SFP. DR

Comme à l'accoutumée, la Société française de photographie ferme pour les fêtes de fin d'année, du lundi 20 décembre 2010 au dimanche 2 décembre 2011.

Pour tout renseignement concernant Etudes photographiques, les abonnements à la revue et les adhésions à l'association, merci de contacter Cécile Nédélec, qui remplace Garance Chabert pendant son congé maternité, au 01 42 60 04 57 ou par email : nedelec.sfp@free.fr à partir du lundi 3 janvier 2011.

La bibliothèque réouvrira aux consultations à partir du mercredi 5 janvier 2011, à 14h. Merci de prendre rendez-vous par téléphone au 01 42 60 05 98 ou en envoyant un message à notre chargée des collections, Carole Troufléau-Sandrin, dont voici la nouvelle adresse email : sandrin.sfp@free.fr

Meilleurs voeux à tous !

Journée d'étude Primitifs de la photographie. Le calotype en France, 1843-1860.

Les recherches conduites dans le cadre de la préparation de l’exposition "Primitifs de la photographie. Le calotype en France, 1843-1860", par Sylvie Aubenas, directeur du département des Estampes et de la Photographie de la BnF et par Paul-Louis Roubert, maître de conférences à l’université de Paris VIII Vincennes Saint-Denis, qui en ont assuré le commissariat, ont permis de faire la synthèse des travaux abondants réalisés depuis une génération sur le calotype français. Elles sont loin, cependant, d’avoir épuisé un sujet qui mobilise actuellement de nombreux chercheurs et sur lequel la présente journée d’études se propose de revenir, afin de le compléter et de l’enrichir.

Lire la suite...

Parution Études Photographiques n°26

Études Photographiques n°26 est désormais disponible en librairie ou par abonnement.
Les notes de lectures sont d'ores et déjà publiées sur le site web de la revue.

image





























sommaire et résumés

Lire la suite...

Révolte dans la Vitrine : les Lansetkòd de Leah Gordon

Pour son nouvel accrochage, La Vitrine de la SFP présente une photographie de Leah Gordon intitulée Lansetkòd (les lanceurs de cordes).
Leah Gordon est une artiste anglaise née en 1959 à Ellesmere Port, ville industrielle entre Liverpool et Manchester. Après des études à la Polytechnic of Central London, elle s’oriente vers la musique. Sa passion pour la photographie l’amène, dans les années 1990, à l’étude du photo-journalisme. En 1991, elle entreprend son premier voyage à Haïti où elle découvre le Carnaval de Jacmel, fête pendant laquelle les hommes, déguisés en femmes ou en créatures hybrides, envahissent les rues de la ville.



La Vitrine de la SFP, décembre 2010. TDR

Lire la suite...

Journée d'étude : L'expérience du paysage

mardi 23 novembre 2010, BNF, petit auditorium, Hall Est, Site Tolbiac, de 9h30 à 18h30


Cette journée d’étude sera l’occasion de revenir sur l’histoire de la photographie contemporaine de paysage, et notamment sur ce moment particulier que fut la Mission photographique de la DATAR. Cette manifes- tation est l’aboutissement d’une recherche menée par Raphaële Bertho, mention spéciale de la Bourse Louis Roederer 2009-2010, dans le cadre d’un doctorat sur les missions photographiques en France et en Allemagne dans les années 1980 et 1990, intitulée « Paysages sur commande », à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes.

Lire la suite...

Jean-Luc Moulène : Lieu-dit Fénautrigues

Durant l’été dernier, alors que Jean-Luc Moulène travaille à l’impression de Fénautrigues, nous avons composé cet échange qui sera publié dans le Journal de la commande publique.

Le 1er novembre Fénautrigues est sorti (éditions de la Table Ronde/Centre national des arts plastiques). Le fruit de cette commande publique est un ouvrage de 528 pages au format 240 X 280 cm réalisé avec Marc Touitou, où les photographies regorgent de leur encre, un livre en forme de monument, le plus impressionnant peut-être à ce jour, consacré à un lieu-dit de la campagne française. Peut-être aussi, ironiquement, la réponse de l’Etat à l’Etat. D’une commande l’autre : Fénautrigues est le stricte inverse de La France de Raymond Depardon.

Aujourd’hui, alors que Jean-Luc Moulène travaille une de ses plus importantes expositions à New York, Fénautrigues me semble encore plus puissant, après avoir consacré sa terre, la conquête du monde devient possible.

Je signale simplement que l’image d’Artaud évoquée à la fin a bien été retrouvée grâce à nos amis du centre G. Pompidou et que cette intrigante image devrait illustrer notre échange. A moins qu’elle ne joue son rôle d’image manquante jusqu’au bout.

Lire la suite...

Le BAL des Anonymes

Anonymes : les sujets des œuvres actuellement exposées au BAL le sont. Les noms des preneurs de vue opérant derrière l’objectif d’impartialité ne se prêtent pourtant pas à cette étiquette : Jeff Wall, Lewis Baltz, Walker Evans, Anthony Hernandez, etc… sont loin de passer incognitos. Rassemblées, leurs images sans frontières interrogent : Elles oscillent entre documentaire, art, tableaux de vie, œuvres du quotidien. En misant sur l’image latente transmuée en image de l’attente et sur l’image animée comme expression de l’immobilité, cette exposition inaugurale étonne.

Lire la suite...

La photographie contemporaine en France : histoire et perspectives 29-30 octobre INHA/CPIF

A l’occasion de son 20eme anniversaire et en liaison avec les travaux consacrés à la photographie à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le Centre Photographique d’Ile-de-France et l’Equipe d’accueil Histoire culturelle et sociale de l’art sont partenaires d’un colloque qui vise à faire un point sur la création photographique en France depuis une trentaine d’années, soit une période marquée par « la photographie contemporaine ».

Le colloque se déroulera sur deux sites : le vendredi 29 octobre à Paris à l'auditorium de l'Institut national d'histoire de l'art (INHA) et le samedi à Pontault-Combault au Centre photographique Ile de France (CPIF). L'entrée est libre le vendredi et il est recommandé de s'inscrire pour le samedi afin de faciliter le transport et l'accueil (cf. plus bas)

Fondée sur la double présence des historiens et des artistes, cette rencontre souhaite poser quelques questions qui visent à éclairer un moment non achevé de l'histoire de la photographie.

Lire la suite...

Aux origines du négatif

Du 19 octobre 2010 au 16 janvier 2011 se déroulera à la Bibliothèque nationale de France (Galerie Mansart - site Richelieu) l'exposition "Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860". Réunissant près de 180 pièces de plus de 60 auteurs différents, cette exposition retrace la courte mais florissante carrière de la technique du négatif papier en France. Fruit de plus de deux années de travail et d'une collaboration inédite entre la Bibliothèque nationale de France et la Société française de photographie, dont près de quarante pièces de la collection figurent dans l'exposition, l'accrochage rend hommage aux acteurs des premiers développements techniques de la photographie reproductible. Le visiteur pourra ainsi découvrir à travers les sept sections de l'exposition les différents usages de la photographie qui, de l'expérimentation à la création, furent permis par le calotype. Plus de trente ans après "À l'origine de la photographie, le calotype au passé et au présent", exposition présentée alors par Bernard Marbot, c'est le retour de l'invention de Talbot rue de Richelieu, accompagnée pour l'occasion d'un catalogue, coédition BnF / Gallimard, reproduisant 250 images et pourvu d'un dictionnaire biographique de plus de 350 photographes ayant pratiqué le calotype en France.

Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860
BnF - 5, rue Vivienne 75002 Paris
19 octobre 2010 - 16 janvier 2011
Commissaires : Sylvie Aubenas, directeur du département des Estampes et de la photographie, Bibliothèque nationale de France et Paul-Louis Roubert, maître de conférences université Paris VIII et trésorier de la SFP.
Catalogue : Primitifs de la photographie. Le calotype en France 1843-1860, Coédition BnF / Gallimard, 59 €

Histoires de la photographie en Espagne : un modèle spécifique ?

image
Archivo fotográfico José Manuel Aizpúrua. Famille Aizpúrua - septembre 2010

Objet culturel qui bénéficia d’un intérêt particulier dans l’Espagne de la transition démocratique, la photographie s’est associée de façon singulière à l’affirmation d’une identité espagnole. Depuis le début des années 1980, différents protagonistes, artistes ou historiens, ont ouvert des pistes de réflexion sur l’usage et la reconnaissance de l’image photographique. Dans l’ouvrage collectif Fotografía. Crisis de historia (2004), l’historien de l’art CarmeloVega questionnait ce qu’il décrivait comme le « paradoxe espagnol ». Préférant faire dialoguer l’analyse d’une réalité locale de la production des images avec leur contexte historique et social, l’historiographie de la photographie en Espagne a privilégié la mise à jour de corpus et leur fonction dans la culture régionale ou nationale. Autour des années 1990, ces « micro-histoires » ont engagé un nouveau rapport à la suprématie des grands centres en affirmant la présence d’une périphérie active. Dans le même temps, l’activité photographique espagnole a trouvé sa place au niveau international en donnant notamment un rôle prépondérant aux questions de l’appartenance et de l’identité. Dans quelle mesure peut-on alors parler d’une approche paradoxale dans cette manière d’envisager le médium photographique ? Quelle est la spécificité d’un regard espagnol face aux courants internationaux ? A travers celui-ci, peut-on cerner plus précisément la place du Sud dans une configuration historiographique qui est restée jusqu’alors principalement celle du Nord ? En interrogeant les ambitions et les démarches des historiens mais aussi le positionnement des artistes depuis les 30 dernières années en Espagne, il s’agira d’identifier les caractéristiques de ces discours. Cette journée d’étude sera l’occasion de réunir des personnalités engagées, aujourd’hui et par le passé, dans cette voie. Il s’agira de dégager les grandes lignes théoriques d’un « modèle espagnol », d’en questionner les enjeux et les limites, enfin d’engager un dialogue critique sur l’actualité de la recherche dans ce domaine.

Vendredi 24 septembre 2010 Institut National d’Histoire de l’Art 1er étage -salle Vasari Traduction simultanée Entrée libre

6 rue des Petits-Champs 75002 PARIS Métro Bourse/Palais-Royal

Programme

09h30 / Présentation de la journée par Michel Poivert et Sophie Triquet

10h00 / Lee Fontanella, University of Worcester. Preliminar a una revisión de una historia de la fotografía en España en el siglo XIX / Introduction à la révision d’une histoire de la photographie en Espagne au XIXe siècle

10h30 / Carmelo Vega, Universidad de La Laguna, Santa Cruz de Tenerife. Un modelo sin modelo. Repensar la Historia de la fotografía en España / Un modèle sans modèle. Repenser l’histoire de la photographie en Espagne

11h00 / Joan Fontcuberta, Universidad de Barcelona. Unos capítulos claves en la historia de la fotografía Española / Relecture de quelques chapitres clés dans l’histoire de la photographie espagnole

11h30 -12h30 / Table ronde modérée par Marta Gili et Michel Poivert

13h00-14h30 Déjeuner

14h30 / Javier Ortiz Echagüe, Universidad Complutense, Madrid. Una historia de la fotografía sin nombres : el caso de José val del Omar Une histoire de la photographie sans nom : le cas de José val del Omar

15h00 / Jorge Ribalta, Museu d’art contemporani de Barcelona. Reflexiones sobre una exposición : “Archivo universal” y las perspectivas actuales de la fotografía documental / Retour sur une exposition : Archivo universal et les perspectives actuelles de la photographie documentaire

15h30 / Héloïse Conesa, Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg Spécificité d’un modèle espagnol ? / Especificidad de un modelo español ?

16h00 -17h00 / Table ronde modérée par Michel Poivert et Sophie Triquet

Lire la suite...

Procès-verbal Assemblée générale SFP 2010

L’An Deux Mille Dix Et le jeudi 24 juin 2010 à 18h

Les membres de l’Association Société française de photographie se sont réunis en Assemblée générale ordinaire en salle des Commissions de la Bibliothèque nationale de France, 58 rue Richelieu, 75002 Paris, sur convocation que leur en a faite Michel Poivert, président du Conseil d’administration, afin de délibérer de l’ordre du jour suivant :

ORDRE DU JOUR

1. Examen et approbation des comptes de l’exercice allant du 1er janvier au 31 décembre 2009.

2. Examen et approbation du budget prévisionnel de l’exercice 2010.

3. Approbation du rapport moral.

4. Renouvellement des mandats de Mme Sylvie Aubenas, MM. Gérard Lévy et Jean-Luc Monterosso, membres sortants du Conseil d’administration, rééligibles; ratification de l’élection par le Conseil d’administration de Mme Marie Robert, nouveau membre.

5. Point d’information sur le chantier de rénovation du Quadrilatère Richelieu, le projet d'implantation du bureau de l'association et de ses collections dans le département des Estampes et de la Photographie.

6. Questions diverses

Lire la suite...

Le BAL : nouvelle institution photographique en France ?

Le BAL ouvrira ses portes le 18 septembre à Paris. Le BAL est l’autre nom de l’association des amis de Magnum photos, il évoque en effet la fonction du lieu – une ancienne salle de bal – qu’il occupe désormais au 6 impasse de la Défense dans le 18eme arrondissement de la capitale. Depuis plus de deux ans, cette association a mis en place un programme d’activités consacrées à l’éducation à l’image auprès des publics scolaires, des enseignants et avec l’ouverture du lieu désormais au public le plus large. Orientés vers les productions documentaires, expositions, ateliers et autres événements s’y tiendront et la toute nouvelle structure communique avec dynamisme sur ses objectifs. La création d’une institution spécialisée est toujours un événement, elle constitue un mouvement dans l’univers culturel qui lui est propre et marque en ce sens des modifications qui, en l’occurrence, touchent à la fois à la réalisation des travaux photographiques mais aussi vidéo et cinématographiques. Que propose le BAL de différent ? Comment son action s’articule-t-elle aux efforts déployés par les institutions existantes ? L’importance des aides publiques (Ville, Région, État) signe-t-elle une orientation du politique vers de nouvelles structures ? Des questions simples en apparence mais qui permettent peut-être de déceler un moment intéressant de l’histoire de la photographie contemporaine.

Lire la suite...

Fermeture estivale

image

Comme chaque année, la Société française de photographie prend ses quartiers d'été du 1er au 30 août 2010 inclus.
Vous pouvez dès à présent poser vos réservations pour la rentrée par email à : troufleau.sfp@free.fr ou adresser vos questions à contact.sfp@free.fr.
Nous vous souhaitons un très beau mois d'août et vous donnons rendez-vous en septembre !

Pour vos lectures estivales, retrouvez les notes de lecture d'Études Photographiques en ligne

Rendez-vous sur le site web de la revue :
Les dernières Notes de Lecture d'Études photographiques sont en ligne.


image












Au Sommaire...

Lire la suite...

Leah Gordon : Kanaval

image































C’est dans une atmosphère apocalyptique qu’est publié l’ouvrage de Leah Gordon, photographe et vidéaste britannique. Haïti, ce pays dont les images du tremblement de terre sont encore tristement fraiches dans nos mémoires, est la destination privilégiée de la photographe depuis presque quinze ans. Pas de sensationnel donc, pas d’image choc non plus de la pauvreté, toutes ces ficelles lui sont étrangères, mais des clichés du carnaval de Jacmel, ville côtière au sud de Port-au-Prince. Des clichés, des portraits plutôt, en noir et blanc que Leah Gordon prend des acteurs de la fête ; certains la connaissent bien maintenant et posent avec plaisir. Car, elle ne vole pas ces images à l’instantané mais, prend soin d’établir une relation avec son modèle ; son matériel ne lui permettrait pas, de toute façon, une telle rapidité d’exécution. « Je dois mesurer la lumière, régler la vitesse d’obturation, l’ouverture et la mise au point. Mon appareil est totalement manuel. Mes images ont toujours une qualité statique puisque le procédé prend un certain temps. Mais il se créé alors un espace entre mon sujet et moi qui permet de mettre de côté le remue-ménage et d’entrer dans le territoire d’un studio de prise de vue à l’ancienne » explique t-elle. (p.20)

Lire la suite...

Le 6ème art vu du ciel de Lucie et Simon (prix HSBC 2010)

Jeunes lauréats du prix HSBC, Lucie et Simon s’exposent à la galerie Baudoin Lebon jusqu’au 24 juillet. Basculant le point de vue à la verticale, ils renouent avec les fondements de la photographie (depuis les « Points de vues » de Niépce pris de sa fenêtre mais plus encore avec les cadrages vertigineux sur lesquels s’est fondée l’esthétique moderne de la nouvelle objectivité ou, bien plus tard, avec les perspectives atmosphériques sur les œuvres du Land Art). Rien à voir pourtant avec une vue aérienne. Ici, la distance avec la scène est minimale. C’est un lien de proximité qui semble relier le spectateur aux êtres comme suspendus à la décision de son regard, devenus les marionnettes de ses propres fictions.

Lire la suite...

Hamish Fulton Walking to Paris

Son nom est connu des amateurs d’art depuis plusieurs décennies, pourtant ce n’est que trop rarement qu’Hamish Fulton installe ses atmosphères déambulatoires dans une galerie. Sur une proposition de Romain Torri, la galerie Patricia Dorfmann, ouvre son espace au plus discret des marcheurs en proposant photographies, dessins, peintures et autres mots.

Lire la suite...

SEUILS : ERIC RONDEPIERRE

A nouvelle série, nouveau catalogue (« Seuils », publié à l’occasion de l’exposition d’Eric Rondepierre à la galerie « le bleu du ciel », Lyon, mars-avril 2010). Avec ces joyaux iconographiques, « Eric à la loupe » poursuit son tressage temporel, résolu de plus belle à nous entraîner dans son film. Entrelaçant des bribes de fictions (acteurs du cinéma muet devenus spectres en noir et blanc) avec des morceaux de vie (photos prises sur le vif offrant leur large spectre de couleurs), le plasticien tourne-t-il le dos au style lapidaire de ses premières séries ? En tout cas, il s’en écarte. Loin des images éclairs prélevées lors des années 1990 au sein des films sous-titrés qu’il re-garde (Excédents), ses compositions sophistiquées s’apparentent désormais à des patchworks visuels composites et pluriels. Si tous ces paysages mentaux ont « l’air » de se fondre dans le tissu conjonctif de l’œuvre, c’est bien qu’ « E.R. » les a poli – via Photoshop – avec la précision d’un tailleur de diamants noirs.

Lire la suite...

Cycle d'entretiens SFP : mercredi 2 juin : Pascal Poulain invité par Garance Chabert


Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre le Mercredi 2 juin 2010, à 18h30.

Pascal Poulain invité par Garance Chabert

__ image

Pascal Poulain, Carlton Beach, 2009. DR

Pascal Poulain est né en 1972, il vit et travaille à Lyon et enseigne à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Lyon. Il s'intéresse aux espaces urbains et de loisirs dans ce qu'il ont de plus superficiel et artificiel. Il utilise la photographie mais aussi différentes techniques d'impressions et même l'installation comme un prolongement in situ de ses enquêtes photographiques sur les lieux symboliques de la culture du divertissement. Que ce soit par le point de vue photographique qu'il adopte ou la position particulière qu'il demande à d'autres personnes d'engager, son travail révèle et souligne la vacuité et la littéralité d'un certain nombre de signes contemporains. http://pascalpoulain.com


image

Pascal Poulain, sans titre, 2009. DR


Suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens proposé par la Société française de photographie aura lieu cette année à :
l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre).
de 18h30 à 20h30, entrée gratuite, sans réservation

STREETMOSPHERE : LE TOUR DU MONDE EN 80 MINUTES D’HERMINE BOURGADIER

L’événement spectaculaire du Centre Pompidou « Dreamlands » (5 mai – 9 août 2010) se devait de mettre en lumière les oeuvres emblématiques d’une société de l’entertainment. Désireux d’emprunter le vocabulaire formel des milieux qu’il représente, Martin Parr – maître de la dérision touristique - collectionne les détails et les codes bariolés d’un monde dominé par une vision médiatique, dont il s’agit de reproduire l’envers du décor. Ainsi provoque-t-il un marivaudage entre les genres (au sens de J.F de la Harpe) rejoignant le but de cette exposition hybride, fondée sur le dérivatif. Celle-ci parvient à déployer l’humour et la légèreté à partir de solides fondements historiques, développant la théorie pertinente d’une influence mutuelle des modèles architecturaux empruntés à l’utopie du divertissement sur les cités modernes ou futures. Il s’agit de mixer culture populaire et savante, œuvres et documents, histoire et contemporanéité, mentors, artistes majeurs ou émergents, … Parmi eux, Hermine Bourgadier, telle une Mata Hari de la distraction, se joint à loisir à la section « Faites vos jeux ! » où son œuvre Streetmosphere côtoie les clichés de Martin Parr. C’est dans une même démarche répétitive et obsessionnelle qu’Hermine Bourgadier, également imprégnée de l’esthétique documentaire, démasque les transes de la mondialisation.

Lire la suite...

Cycle d'entretiens SFP : Carole Fékété invitée par Larisa Dryansky le mercredi 5 mai


Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre le mercredi 5 mai 2010, à 18h30.

Carole Fékété sera invitée par Larisa Dryansky.


image

Carole Fékété. Série les reliques, boîte n° VI, 2007. DR

Issue d’une famille aux racines diverses, Carole Fékété interroge à travers ses images l’idée d’origine et de transmission. Ses photographies présentent le plus souvent des objets isolés de leur contexte et de leur environnement. Le sujet, privé de ses coordonnées spatio-temporelles, se trouve déterritorialisé. Il n'existe plus qu'en lui-même et par lui-même. En couleurs, en noir et blanc, de format miniature ou monumental, c'est toujours la singularité du sujet qui détermine la forme de la représentation. De ses deux années passées en résidence à Madrid à la Casa Velázquez, Carole Fékété rapporte trois séries photographiques : Les reliques, Les pierres tombales, et Les portes. Ce séjour aura été marqué par différents aspects de la culture espagnole : la tradition festive, les rituels et les cérémonies toujours très vivaces dans l'ensemble du pays. La représentation de la mort, la survivance des processions, et le culte des reliques véhiculent des formes et des codes qui, par-delà le folklore religieux, sont chargés d'une histoire et d'une culture à travers lesquelles l'artiste continue d'élaborer une vision reposant sur le temps et la minutie de l’observation.Lauréate du Prix HSBC en 2000, récipiendaire de commandes du CNAP, Carole Fékété exposera ses derniers travaux à la Galerie Christophe Gaillard, à Paris, en avril. www.carolefekete.com
(Larisa Dryansky)




Suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens proposé par la Société française de photographie aura lieu cette année à :
l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre).
de 18h30 à 20h30, entrée gratuite, sans réservation

Rusk, Moujik IV, Hector et les autres…

Antoine Schneck, Rusk Seban, © Antoine Schneck.

Le Musée de la Chasse et de la Nature présente, jusqu’au 26 septembre, une saisissante galerie de portraits canins réalisés par Antoine Schneck. Bouledogues, bergers, nizinny, bichons, colleys, bassets, labradors, lévriers, dobermans, épagneuls, pékinois, terriers et autres meilleurs amis de l’homme – politique, culturel - se sont ainsi prêtés au jeu de l’objectif du photographe. Si la dimension ludique du projet séduira le grand public (beaucoup s’attacheront ainsi à vérifier la véracité du vieil adage « Tel maître tel chien »), sa force de cohésion provient d’abord du protocole sériel mis en œuvre par l’artiste avec une grande rigueur. Cherchant à dresser ce singulier inventaire durant deux années, il portraiture les chiens comme les humains de ses précédentes séries : semblant chaque fois poser en majesté, les traits des animaux de compagnie émergent systématiquement d’un fond noir, abstrait de l’environnement. Un projet derrière lequel on décèle un fort penchant cynophile.

Lire la suite...

Les derniers jours de l'Éloge

Les débuts de la photographie sur papier en Italie (1846-1862) sont encore visible au Petit Palais jusqu'au dimanche 2 mai.
Plus que deux jours pour profiter de cet éloge du négatif qui met à l'honneur l'un des premiers procédés photographiques et l'Italie du milieu du XIXe siècle.













Lire la suite...

Parution d'Études Photographiques n°25

Études Photographiques n°25 sera disponible dès le 5 mai 2010 en librairie ou par abonnement.
Les notes de lectures sont d'ores et déjà publiées sur le site web de la revue.

image































Lire la suite...

RENAUD AUGUSTE-DORMEUIL, IN SITU

Pour sa deuxième exposition à la galerie « In Situ » (« Bigger than Life », 18.03 – 30.04.2010) Renaud Auguste-Dormeuil poursuit un questionnement socio-politique en terme de manque à représenter. Comment aborder la liaison entre voir et pouvoir ? Actuellement pensionnaire de la Villa Médicis, lauréat du prix Meurice pour l’art contemporain, le plasticien dévoile ici ses plus récentes réalisations (les œuvres exposées s’échelonnent entre 2007 et 2009), prenant un tour résolument photographique.

Lire la suite...

Entretien Richard Billingham : mercredi 14 avril

Dans le cadre des Entretiens publics de la Société française de la photographie, vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre le :

mercredi 14 avril 2010, à 18h30

Richard Billingham, invité par Marion Duquerroy.

Suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens proposé par la Société française de photographie a lieu cette année à :

l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre).
18h30 à 20h30 entrée gratuite, sans réservation

image

Richard Billingham, Mandrils, 2005. DR

Richard Billingham, photographe et vidéaste britannique né en 1970 près de Birmingham, connaît rapidement le succès avec ses photographies de famille. Alors qu’il est encore étudiant en école d’art, il décide de prendre en photographie ses parents et frère. Montrant tout au long de son album Ray’s a Laugh (Scalo : 1996) les séquelles que le gouvernement Thatcher a laissé sur la classe prolétarienne du nord de l’Angleterre, chômage - alcoolisme, drogue, ennui, obésité - il tire le portrait des laissés-pour-compte de cette société post industrielle. Mais malgré la violence des mots et des corps, Billingham regarde, au travers de son objectif, les siens avec amours et jamais ne cherchera à assimiler son travail au documentaire social. Longtemps associé aux Young British Artists (mené par Damien Hirst) par sa participation à l’exposition collective Sensation à la Royal Academy en 1997, puis jugé comme l’élève de Martin Parr, Billingham change le sujet de son art et se tourne vers le paysage. Artiste de l’intime, il retourne dans sa ville natale et la photographie, vide de monde, avant de déménager sur la côte sud britannique. Emportant avec lui ses souvenirs d’enfance, il entreprend une série sur les animaux. Zoo fait écho à ses visites au parc animalier avec sa mère et aux clichés naïfs des bêtes qu’elle prenait. Ce travail reflète les rapports que l’homme entretien avec l’animal encagé, les tics qu’il développe en captivité ainsi que les comportements que nous manifestons, aussi bien face aux cages que face à ses photographies. En 2008, le musée d’art contemporain de Melbourne, Australie, lui consacre une rétrospective People, Places, Animals. Aujourd'hui, Richard Billingham se consacre de nouveau au paysage, parcourant le Pays de Galles où il est maintenant basé.

.

LA PARABOLE DE KNORR

La ruse du renard consiste, pour sauver sa vie, à faire le mort. Simplement, il ne bouge plus. La ruse de Karen Knorr consiste à placer l’animal naturalisé dans ses photographies, lui procurant une nouvelle vie.

Ainsi, le musée Carnavalet présente, jusqu’au 30 mai 2010, un éventail de Fables réunies pour la circonstance au sein même des period rooms où est née cette série, en 2003. Cigogne, lièvre, écureuils, martin pêcheur et flamands rose…, font irruption dans les boudoirs et salons particuliers imprégnés d’histoire. Incrusté numériquement dans les décors opulents préalablement réalisés à la chambre, le renard – robe rousse et cravate blanche – n’échappe pas à ce traitement. Chez Karen Knorr, le charisme de l’image théâtrale séduit indéniablement l’œil, et prête le flanc à la théorie de Jean-Pierre Cometti pour le retour du beau dans l’art. Oui mais derrière le luxe des détails provenant notamment des tirages Lambda, c’est un tout autre roman qui fascine le spectateur. Mise en doute, mise à distance… Qu’est-ce que le bon goût ? Le genre ? Le style ? La représentation ? Comme Molière déguisant ses railleries envers le roi en excès de considération, la photographe choisit la dérision sublime. Alors, comment reconstituer une morale à cette histoire à partir de la version photographique de Karen Knorr reconstituée à partir de la version littéraire de La Fontaine reconstituée à partir de celle d’Esope ? Une telle chaîne référentielle alimente certains questionnements.

Lire la suite...

Shandor Hassan en Vitrine

image
©Shandor Hassan, Tree, 2005, série MOTEL 2000-2008

Pour sa nouvelle exposition La Vitrine de la SFP présente une photographie du photographe américain Shandor Hassan.

Né en 1968 aux Etats-Unis (Los Angeles, Californie), Shandor Hassan étudie la photographie à l'Université du Nouveau Mexique. Depuis une quinzaine d'années, il concentre son oeuvre sur le paysage urbain américain, comme le témoignent ses différentes séries American Journey, Manhattan Project, on the Ground, Motel, Collection of Objects, 1-9, et enfin Brooklyn. Il s'installe à New York en 1996, où il enseigna à l'International Center of Photography. Il vit et travaille actuellement à Budapest, grâce à une bourse Fullbright pour la photographie. (www.shandorhassan.com)

La photographie exposée dans la Vitrine (Tree, 2005) fait partie de la série MOTEL, réalisée entre 2000 et 2008 :

"MOTEL is an excerpt from a drive at night. A fiction. These are spaces that are often passed on a journey to somewhere else. They are my destination here. I am monumentalizing them. Through form, color, light, void, and space; they are explorations of architectural space, a search for place and home, and about a future and a past. I photograph at night to make the objects/subject and spaces feel as if they are detached from the rest of the environment both physically and psychologically. They are theatrical stages, explorations of the American Dream and the American drama.

“What would this country look like as a colony, as a place in outer space on another planet, on the moon?” I asked myself in the course of making these photographs - while standing on the border of America and outer space, I am taking in the vastness of the moment and searching for meaning.

MOTEL is about place defined by the automobile; life become transient temporary experience, detached from place and the sense of cultural community, and connected by an elusive time and scale.

Ultimately the work reflects my own journeys in the night. I came into this world traveling the road, the car became home, safe sanctuary - an extension of my own body and lens, projector, frame, wrapped in one to view the vast American landscape and the universal journey through time and space that we are all taking."

image
©Shandor Hassan, Truck, série MOTEL 2000-2008

Chant

A song, a requiem for the road, a desire for the future, leave me here by the poolside, or the roadside, by the wayside, by the telephone booth, the rest stop, the empty parking lot calling out believe me! “this is your home”. And its true I am comfortable there in that open space. I am on my path, not the western sky, not the immortal pacific coastal dream, and discoveries of gold and silver, maybe just a slot machine in Vegas, a black jack table victory, I am just on a journey in the midst of lost time, and rediscovering the paths beyond the visible.

I find my way, in your presence. But let me rest one more night, and have that sweet feeling of home, along the way from here to there I will find my solitude and dreams, in a tangle of clean sheet and a channel changer, and maybe in a local bar.

SH 2008 (from Motel diaries)

image
©Shandor Hassan, série MOTEL 2000-2008



À voir, 71 rue de Richelieu, 75002, métro Bourse, 7 jours sur 7, 24h sur 24 jusqu'à fin mai.


La Vitrine de la SFP est soutenue par le laboratoire digital Janvier (tirage lambda) et les Ateliers de l'Image Collée (contrecollage sur dibond, mise sous diasec).



Fermeture de la SFP

image
























Charles Adrien, (Arbre en fleur), vers 1910, plaque autochrome, 9x12 cm,
n°0807-A-2330

La Société française de photographie sera fermée au public du lundi 29 mars jusqu'au vendredi 9 avril 2010 inclus.

Vous pourrez de nouveau prendre vos rendez-vous par téléphone (01.42.60.05.98) ou par email (troufleau.sfp@free.fr)à partir du lundi 12 avril.

Entretien d'Alain Moïse Arbib le mercredi 3 mars

Dans le cadre des Entretiens publics de la Société française de la photographie, vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre le :

mercredi 3 mars 2010, à 18h30

Alain Moïse Arbib sera invité par Marc Aufraise et Julie Jones.

Suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens proposé par la Société française de photographie aura lieu cette année à :

l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre).
18h30 à 20h30 entrée gratuite, sans réservation


image
































Alain Moïse Arbib. Sans titre, 2000, DR.

Né en 1970 à Tunis, Alain Moïse Arbib vit et travaille à Paris. Au moyen d'une technique photographique hybride (chambre, calotype, numérique), il offre au regard une image à la temporalité décalée. Manipulant longuement l’image, il anime la matière en faisant apparaître des visages sculptés par leur propre lumière. Ses « images-reliques », à la beauté dérangeante sont le lieu privilégié du récit d’une expérience où le temps de la prise de vue s’est instauré une relation entre le sujet et le photographe. Il a présenté cet hiver une exposition de photographies au Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme (Paris), avec lequel il collabore régulièrement. Il a notamment réalisé les tirages d'exposition et du catalogue Artisans et paysans du Yiddishland (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, 2005) Son dernier ouvrage, Testamento a été publié aux Presses universitaires de Saragosse en 2008. Le Festival Punto de Vista à Pamplona (Espagne) a présenté son documentaire-fiction Autoportrait de ma mère en février 2010. www.alainmoisearbib.com

Cycle d'entretiens SFP : Christophe Bourguedieu et Benjamin Serero le mercredi 3 février

image
Extrait du film Le Regard du myope, Benjamin Serero, 2009.DR

Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre le mercredi 3 février 2010, à 18h30.

Christophe Bourguedieu et Benjamin Serero seront invités par Michel Poivert.

Le cinéaste Benjamin Serero a réalisé un film intitulé Le regard du myope, consacré au travail du photographe Christophe Bourguedieu qu’il a suivi lors d’un voyage en Finlande. Le document s’applique à décrire la méthode de Christophe Bourguedieu, ou plutôt son absence de méthode, quelque chose comme une manière de quête de la relation. S’agit-il d’un compte-rendu fidèle ou bien d’une mise en scène d’un des photographes les plus secrets de la scène contemporaine ? La projection du film sera suivie d’un entretien avec le réalisateur et Christophe Bourguedieu.

Suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens proposé par la Société française de photographie aura lieu cette année à :
l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre).
de 18h30 à 20h30, entrée gratuite, sans réservation

Les entretiens de la SFP à l'Université Paris I, Centre Michelet

Suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens proposé par la Société française de photographie aura lieu cette année à :

l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre).

Les entretiens auront désormais lieu de 18h30 à 20h30.

Entrée gratuite, sans réservation

Prochaine rencontre: le mercredi 3 février 2010, 18h30 : Christophe Bourguedieu et Benjamin Serero seront invités par Michel Poivert.

Rappel : l'entretien de Monique Deregibus initialement prévu le 6 janvier aura lieu dans le cadre du séminaire de master de Michel Poivert à l'Institut national d'histoire de l'art (6 rue des Petits-Champs Paris 2eme ar) le jeudi 18 février de 10h00 à 12h00, Salle Jullian

Merci de votre compréhension.

Annulation de l'entretien du 6 janvier à la MEP

Suite à la fermeture de l'auditorium de la Maison Européenne de la Photographie pour une durée indéterminée, nous sommes au regret de vous faire part de l'annulation de l'Entretien de la Société Française de Photographie du mercredi 6 janvier 2010. Nous vous tiendrons au courant prochainement des dates et lieu de re-programmation.

Vous êtes toutefois cordialement invité à retrouver l'artiste Monique Deregibus qui interviendra dans le séminaire de master de Michel Poivert à l'Institut national d'histoire de l'art (6 rue des Petits-Champs Paris 2eme ar) le jeudi 18 février de 10h00 à 12h00 (Salle Jullian).

Merci de votre compréhension.

Meilleurs vœux 2010

Toute l'équipe de la Société française de photographie vous souhaite une très bonne année 2010. Un grand merci à Stan Amand pour cette carte de vœux originale (vidéostill S.A).

Lire la suite...

FRED LEBAIN : DES PHASMES PHOTOGRAPHIQUES

Depuis son entrée en photographie, au tournant des années 2000, Fred Lebain n’a cessé de manifester son goût pour « l’incorporation ». D’abord cuisinier et styliste culinaire, il applique chaque fois des recettes inédites à ses créations photographiques. Ainsi, la série Freddie et la chocolaterie, exposée dès 2006 à la galerie Philippe Chaume, consistait pour lui à composer des natures mortes à partir d’objets 100% eighties, revivals de son adolescence (minitel, tourne-disques ou caméra super-huit…) ; les suaves monochromes - ton sur ton « chocolat » - étant obtenus selon une ancienne technique de pâtisserie. Mais derrière l’apparence ludique de ses propositions, se cache tout un appareil de réflexions.

Lire la suite...

Pour les fêtes : Jonathan Lewis en Vitrine

image
©Jonathan Lewis, Valentino, 2007, courtesy de l'artiste et Bonni Benrubi Gallery, New York, NY. TDR



Interrompu lors des travaux des locaux de la SFP, le cycle d'exposition de photographies contemporaines de la Vitrine a pu reprendre en cette fin d'année. Pour son exposition "de rentrée", la Vitrine de la SFP présente une photographie de Jonathan Lewis, Valentino (2007), issue de la série Designer Labels. Rappelons qu'en novembre 2008, l'artiste avait été invité pour un entretien à la Maison européenne de la photographie par Carole Troufléau-Sandrin. Artiste anglais né en 1970 et diplômé du London College of Printing, Jonathan Lewis pratique la photographie abstraite depuis 2000. Avec une approche esthétique rigoureuse, il joue sur les modes de vision qu'offre le numérique et porte un regard formel, non dénué d'humour, sur la réalité commerciale, ou artistique, des sujets qu'il photographie.

www.jgdlewis.com

À voir, 71 rue de Richelieu, 75002, métro Bourse, 7 jours sur 7, 24h sur 24 jusqu'à mi-février.


La Vitrine de la SFP est soutenue par le laboratoire digital Janvier et les Ateliers de l'Image Collée.

La Société française de photographie sera fermée au public jusqu'au 6 janvier 2010.
Vous pourrez de nouveau prendre vos rendez-vous par téléphone (01.42.60.05.98) ou par email (troufleau.sfp@free.fr)à partir du 4 janvier.

Bonnes fêtes à tous.




Ghetto Biennale : un salon des refusés au 21ème siècle.


C’est un projet qui semblait impossible, particulier, extraordinaire qui prend forme en ce moment à Port au Prince. Leah Gordon*, photographe britannique, que nous avions reçue à la MEP l’année dernière, organise depuis plus d’un an une biennale d’art contemporain dans les ghettos haïtiens. Cette idée part d’un constat simple : les artistes haïtiens ont peine voyager faute de visa. Le monde occidental veut bien acquérir leurs œuvres, les exposer mais ne souhaite pas forcément leurs autoriser un temps de séjour. Alors, inversons la tendance, et invitons les artistes des pays développés à se rendre chez nous, au cœur même d’un des pays les plus pauvres et plus violents du monde.

Lire la suite...

Colloque en ligne : Gilles Caron photographe

Les Archives audiovisuelles de la recherche nous offrent aujourd'hui la réalisation en ligne du colloque Gilles Caron organisé le 3 juillet dernier à l'Institut national d'histoire de l'art à Paris. On y retrouvera avec plaisir des témoignages et des analyses autour de la vie et de la production du photoreporter le plus intéressant de sa génération, ainsi qu'une présentation des collections de la jeune fondation Gilles Caron.Un grand merci à Margot Sputo-Mialet et à toute l'équipe des Archives Audiovisuelles de la Recherche qui démontre malgré les difficultés traversées en ce moment son rôle essentiel dans la diffusions des savoirs.

Lire la suite...

Autour du prix Nadar : vendredi 18 mars à l'INHA

Rendez-vous vendredi 18 décembre 2009 à 18 h 30 à l'auditorium de l'Institut national d'histoire de l'art pour la présentation du Prix Nadar 2009 attribué à « La Subversion des images, Surréalisme, Photographie, Film » édité par le Centre Pompidou en présence des auteurs : Quentin Bajac et Clément Chéroux ainsi que Guillaume le Gall et votre serviteur. Rencontre présentée par Jean-Claude Gautrand, président du jury du Prix Nadar et Marc Combier.

Auditorium Colbert de la BNF Galerie Colbert 2 rue Vivienne 75002 Paris Métro Bourse ou Palais-Royal

Lire la suite...

Synonyme de beauté : La COMTESSE DE CASTIGLIONE

Après le Musée d’Orsay (1999) et le Metropolitan Museum of art de New York (La divine comtesse, 2000) c’est à la galerie Baudoin Lebon (associée à la Galerie Beaubourg) qu’il revient de célébrer « la revanche de la Castiglione » (1837-1899) jusqu’au 23 janvier. Si ses frasques amoureuses ont éludé l’importance de son projet photographique aux yeux de plusieurs de ses contemporains, la valeur prophétique de ses portraits révèle à présent la pertinence de son « Je » artistique. C’est dans ses plus beaux atours qu’elle se découvre peu à peu sous les « voiles » photographiques de Pierre Louis Pierson, pendant plus de quarante ans. Contemplant ces tableaux vivants, on y voit alors moins la courtisane italienne - maîtresse de Napoléon III - que la femme captive d’une image où l’être et les angoisses métaphysiques affleurent au contact du paraître. Bien que la personnalité de la comtesse suscite encore des réactions contrastées - entre panégyrique et critique acerbe de sa « vanité » – la valeur artistique de ces portraits semble maintenant faire l’unanimité.

Lire la suite...

Prix Roland Barthes : seconde édition

 

Pour la seconde année, Le Point du Jour et l'Institut mémoires de l'édition contemporaine (Imec) s'associent pour créer le Prix Roland Barthes pour la recherche photographique.

Ce prix, doté de cinq mille euros, récompense des mémoires de niveau master, quelle que soit la discipline, concernant la photographie. Il pourra être prolongé par la publication du mémoire remanié.Outre l'intérêt scientifique, la qualité de l'écriture et l'originalité de l'approche sont donc des critères importants.

Le Prix Roland Barthes 2008 a été décerné à Laureline Meizel pour son travail « Les Utopies du Nouveau Roman-Photo. Analyse des récits photographiques de Benoît Peeters et Marie-Françoise Plissart ».

Le second Prix Roland Barthes pour la recherche photographique sera décerné à l'hiver 2010/2011.

Les inscriptions seront ouvertes du 15 novembre 2009 au 31 janvier 2010.

Dossier d'inscription à télécharger

Ce prix reçoit le soutien de la Fondation Neuflize Vie.

Lire la suite...

Colloque. L'image comme stratégie : des usages du médium photographique dans le surréalisme

Nous proposons d'étudier les usages stratégiques du médium photographique par les acteurs du mouvement surréaliste. Plusieurs axes seront privilégiés, notamment l'importance-clef de la photographie pour la diffusion des théories qui ont animé le mouvement ou son rôle stratégique “au service de la révolution”. Preuves d'une compréhension du surréalisme propre à leurs auteurs et dépassant le carcan de l'automatisme, les corpus photographiques abondent et témoignent de l'exaltation ou du discrédit de la réalité. Photographes professionnels ou amateurs éclairés, tous ont conscience de l'impact de la photographie sur les masses, l'intégrant comme un enjeu tactique si ce n’est stratégique dans l’aboutissement de leur projet avant-gardiste. Nous chercherons à démontrer comment la photographie s'est affirmée en tant que catalyseur et diffuseur des divers développements théoriques et formels, contribuant grandement à l’internationalisation du surréalisme et par-delà même à l'évolution de l'aspect politique a priori implicite à sa nature d'avant-garde. Les limites géographiques et chronologiques du mouvement historique devront être dépassées, pour en considérer ses mutations en France, et à l'international. Outil de diffusion d'idées politiques ou de délires mégalomaniaques, écrin de la présence surréaliste au monde ou de la conscience surréaliste du monde mais aussi pur objet esthétique, l’image photographique permet de réenvisager la nature même de l'impact du mouvement dans l'histoire de l'art et des idées.

Vendredi 11 décembre 2009
Institut national d'histoire de l'art, salle Vasari
9h30-18h00

Organisé par l'ARIP, en partenariat avec l'HiCSA (Université Paris I)

Lire la suite...

“L’HYPOTHESE” D’ERIC RONDEPIERRE

Il se pourrait bien que l’expression de « l’hypothèse » - nouvel ouvrage en ligne d’Eric Rondepierre - porte aussi l’empreinte d’une hyperthèse. Autour de ces « confidences » virtuelles où se trament - peut-être - quelques révélations, l’artiste se livrerait-il comme en un livre ouvert ?

La thèse de départ est celle d’un regard dans le rétroviseur de l’introspection. Le prétexte à cette histoire, un flash back : « L’artiste s’arrête quelques instants sur vingt ans de production photographique et contemple son oeuvre. Une sorte de traversée narcissique du miroir qui est aussi une plongée à l’intérieur d’un film qui manque. Du moins c’est l’hypothèse » écrit-il en préambule.

Lire la suite...

La SFP, un lieu pour l'autochromie

Conférence le dimanche 6 décembre au musée Albert-Khan à 15h de Carole Troufleau-Sandrin, chargée des collections de la Société Française de Photographie, autour de l'exposition "Bretagne : voyager en couleurs"
Entrée gratuite, 1er dimanche du mois.
Nombre limité de places. La réservation est conseillée, par l'intermédiaire du formulaire de contact. www.albert-kahn.fr

image

Lire la suite...

Prix Nadar 2009 : la subversion des images

Le prix Nadar décerné depuis 1955 par la Société des Gens d'Image a été attribué pour l'année 2009 à la publication édité par le Centre Georges Pompidou à l'occasion de l'exposition La Subversion des Images - Photographie, surréalisme, film. Contributeur du catalogue, je témoigne de la très grande exigence des équipes éditoriales du centre et du soin qui a été apporté à la reproduction des images. On livrera ci-après une note de travail préparatoire à l'introduction collective.

Lire la suite...

Annulation de l'entretien du mercredi 2 décembre à la MEP

Suite à la fermeture de l'auditorium de la Maison Européenne de la Photographie pour une durée indéterminée, nous sommes au regret de vous faire part de l'annulation de l'Entretien de la Société Française de Photographie du mercredi 2 décembre 2009.
Nous allons faire notre possible pour reporter la conférence et permettre à Yo-Yo Gonthier de s'entretenir avec Marc Aufraise et Dagara Dakin. Nous vous ferons part de la nouvelle date au plus tôt.
Le rendez-vous du 6 janvier entre Monique Deregibus et Michel Poivert est lui maintenu.
Nous vous remercions de votre compréhension,
L'équipe de la MEP et de la SFP

Yo-Yo Gonthier à la Maison européenne de la photographie

Dans le cadre des entretiens de la Société française de photographie, vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre organisée le mercredi 2 décembre dans l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, à 18h.

image
Yo-Yo Gonthier, Camion-bar & reflet. Série Le grand manège, Saint-Paul, La Réunion, 2002. DR

Yo-Yo Gonthier est né à Niamey, au Niger, en 1974 et grandit sur l’île de la Réunion. Après l’obtention en 1997 d’une Maîtrise de Sciences et Techniques en Photographie à Paris 8, il commence un travail de photographe plasticien indépendant. Avec ses premiers travaux nocturnes, regroupés dans Les Lanternes sourdes (Éditions Trans photographic press, 2003), Yo-Yo Gonthier confronte notre regard au surgissement du merveilleux. Le soin particulier accordé au dosage entre temps de pose long, lumière ambiante et éclairage artificiel dirigé, confère à ses photographies une tension atemporelle digne du rêve où stabilité et mouvement, attirance et répulsion s’affrontent sans cesse. Cette dualité rend compte de la volonté chère au photographe de transmettre son goût de la contemplation active et du cheminement, tant intérieur que spatial, comme antidotes contre la vitesse et l’oubli, fréquents dans la civilisation occidentale. La mémoire des lieux et des édifices se pose alors comme témoin d’une mémoire collective occultée ou en voie d’effacement dont rend compte l’exposition Outre-mer à l’espace Khiasma, aux Lilas, en juin 2008. Conscient de la nécessité de la transmission et de l’échange, Yo-Yo Gonthier a notamment enrichi son approche de la thématique de l’exploration dans le cadre du projet La peau de la lune au collège St Exupery à Rosny-Sous-Bois en 2009. Exposés lors de Kreyol Factory et des 8e Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie, ses derniers travaux de la série Beach questionnent le cliché de la plage à l’heure de sa marchandisation. http://www.yoyogonthier.com

Entretien réalisé par Marc Aufraise et Dagara Dakin


Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy 75004 Paris, entrée libre et gratuite, sans réservation.

Sam Stourdzé dirigera le musée de l'Elysée

C'est à partir du mois de mai prochain que Sam Stourdzé dirigera le célèbre musée de l'Elysée à Lausanne. L'information est tombée juste avant l'ouverture de l'exposition Fellini qu'il a organisé au Jeu de Paume à Paris et dont le succès a quelque peu masqué la nouvelle de sa nomination.

Lire la suite...

Programme des conférences de la Société française de photographie 2009-2010

Suite à la fermeture, par mesure de sécurité, de l'auditorium de la Maison européenne de la photographie, le cycle d'entretiens proposé par la Société française de photographie aura lieu cette année à l'Université Paris I, Centre Michelet, 3 rue Michelet, 75006 Paris. (Amphithéâtre).

Merci de noter le changement d'horaire : les entretiens auront désormais lieu de 18h30 à 20h30. Les dates prévues restent les mêmes.

Mercredi 2 décembre 2009
Yo-Yo Gonthier invité par Marc Aufraise et Dagara Dakin (Doctorants Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
image
Yo-Yo Gonthier, Camion-bar & reflet. Série Le grand manège, Saint-Paul, La Réunion, 2002. DR

Yo-Yo Gonthier est né à Niamey, au Niger, en 1974 et grandit sur l’île de la Réunion. Après l’obtention en 1997 d’une Maîtrise de Sciences et Techniques en Photographie à Paris 8, il commence un travail de photographe plasticien indépendant. Avec ses premiers travaux nocturnes, regroupés dans Les Lanternes sourdes (Éditions Trans photographic press, 2003), Yo-Yo Gonthier confronte notre regard au surgissement du merveilleux. Le soin particulier accordé au dosage entre temps de pose long, lumière ambiante et éclairage artificiel dirigé, confère à ses photographies une tension atemporelle digne du rêve où stabilité et mouvement, attirance et répulsion s’affrontent sans cesse. Cette dualité rend compte de la volonté chère au photographe de transmettre son goût de la contemplation active et du cheminement, tant intérieur que spatial, comme antidotes contre la vitesse et l’oubli, fréquents dans la civilisation occidentale. La mémoire des lieux et des édifices se pose alors comme témoin d’une mémoire collective occultée ou en voie d’effacement dont rend compte l’exposition Outre-mer à l’espace Khiasma, aux Lilas, en juin 2008. Conscient de la nécessité de la transmission et de l’échange, Yo-Yo Gonthier a notamment enrichi son approche de la thématique de l’exploration dans le cadre du projet La peau de la lune au collège St Exupery à Rosny-Sous-Bois en 2009. Exposés lors de Kreyol Factory et des 8e Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la photographie, ses derniers travaux de la série Beach questionnent le cliché de la plage à l’heure de sa marchandisation. http://www.yoyogonthier.com
Nous allons faire notre possible pour reporter la conférence et permettre à Yo-Yo Gonthier de s'entretenir avec Marc Aufraise et Dagara Dakin. Nous vous ferons part de la nouvelle date au plus tôt.

Lire la suite...

Geert Goiris : “Imagine there’s no countries”

Faisant écho à l’hymne rêveur de John Lennon enregistré en 1971, l’exposition monographique de Geert Goiris présentée au Crédac (Ivry) consolide son intention d’extrapolation documentaire, développée depuis 2000 avec la série éclectique « Résonance ». Différentes vues - toutes réalisées à la chambre - ont été prélevées ça et là, offrant un éventail de ses productions. Les œuvres présentées jusqu’au 8 novembre fondent la cohésion de ce travail autour des terres de mirages, propices à d’étonnants phénomènes visuels. Présentée pour la première fois en France, la collection de « Whiteout» restitue notamment une expérience optique hors du temps et de l’espace.

Lire la suite...

Pascal Hausherr, De quoi demain

De quoi demain - premier livre de Pascal Hausherr - est publié aux éditions Trans Photographic Press. Presque carré, couvert d'une toile violette, illustré en couverture d'une vue d'un camping déserté où l'herbe verte reprend peu à peu ses droits, il s'offre d'emblée comme un livre que seul a rendu possible quelque épisode dérisoire de l'existence. En ouvrant le volume, on tombe sur la seconde image, reproduite ici, qui amorce la cascade poétique à partir d'un fanion claquant au vent tel un signal d'alarme. Un livre qui rassure néanmoins sur une chose, la France et ses étendards effilochés héberge toujours d'authentiques poètes.

Lire la suite...

Parution du n°24 d'Études Photographiques début novembre

Numéro thématique et bilingue : Élites économiques et création photographique / Financial Elites and Photographic Creation

Profitez de notre offre spéciale jusqu'au 1er décembre 2009 : pour un abonnement souscrit, un numéro vous est offert. Pour tout renseignement chabert.sfp@free.fr ; 01 42 60 05 98

image































Lire la suite...

LES « CHRONOGRAPHIES » DE VERA LUTTER

  

© Vera Lutter - Courtesy galerie Xippas

En renouant (depuis 1994) avec le dispositif de prises de vue ancestral de la « camera obscura », Vera Lutter est parvenue à dégager de la cacophonie visuelle de nos environnements urbains autant d’atmosphères éthérées et vaporeuses. Ainsi condense-t-elle patiemment les « écritures du temps ». La scène parisienne lui offre enfin la place qu’elle mérite alors qu’elle bénéficie déjà d’une reconnaissance internationale (exposée ces derniers temps à Los Angeles, New York, Berlin, Bâle ou Milan). Proposant un flash back sur ces dix dernières années, la galerie Xippas y contribue (jusqu’au 24 octobre). L’accrochage « elles@centrepompidou » présente, dans le même temps, l’une de ses œuvres les plus monumentales.

Lire la suite...

Radical Nature V (In)Habitable

Regain d’intérêt dans le monde de l’art sur l’idée de nature. Non que cette préoccupation soit nouvelle, mais les enjeux sont différents. Face à la montée des problèmes écologiques et l’apparition des nouvelles sciences, cette dernière prend une toute autre tournure. C’est ce que proposent d’interroger simultanément, et encore pour deux semaines, l’exposition parisienne (In)habitable ? l’art des environnements extrêmes dans le cadre du festival @rt outsiders à la Maison Européenne de la photographie* et le show londonien Radical Nature : Art and Architecture for a Changing Planet 1969-2009 à la Barbican Art Gallery**. Les deux évènements, afin de répondre à cette problématique environnementale, font appel aux nombreux médiums, allant de la photographie au film en passant par l’installation sonore ou la performance.

Lire la suite...

Gilles Saussier, chamanisme documentaire

Le temps a manqué au printemps dernier pour dire ici l’émotion qu’a suscité en moi l’exposition des portraits extraits de Living in the Fringe (édition Figura, Paris, 1998) signés Gilles Saussier à la galerie Zücher à Paris (16 mai-24 juin). Mais ce contretemps ne fait que répondre au temps différé de l’exposition d’images réalisées en 1995-1996 et jusqu'alors rarement exposées.

Lire la suite...

« La subversion des images » : faire le jeu d’une révolution.

Jusqu’au 11 janvier, la cohésion de près de 400 œuvres habilement rassemblées sous le dénominateur commun d’une sédition iconographique, révèle la prodigalité des collections du Centre Pompidou, exceptionnellement accompagnées par certains fonds internationaux jusqu’alors inédits. Phares et chevilles ouvrières plus confidentielles de l’image s’y rencontrent. « La table de montage » est au cœur de cette révolution pourtant mâtinée d’un esprit de filiation avec les productions antérieures. Provoquant à coup sûr « l’étincelle » évoquée dans le Manifeste de 1924, les rapprochements font jaillir une « lumière particulière, (celle de) l’image, à laquelle nous nous montrons infiniment sensibles ».

Lire la suite...

Yanwu Yuan : ex-votos du singulier

La galerie Dix9 propose à partir du 4 septembre la première exposition de l’artiste chinoise Yanwu Yuan intitulée Youth Self portrait (Part 1). Occasion de s’interroger sur un travail émergent et peut être symptomatique du rapport d’une génération de photographes chinois aux prises avec son histoire.

Lire la suite...

Première université d'été à Cherbourg

Les 28, 29 et 30 août s’est tenue la première université d’été en partenariat de la Société française de photographie/Le Point du Jour centre d’art éditeur à Cherbourg. Inaugurale, et par conséquent expérimentale, cette université d’été vise en réunissant une trentaine de participants à instaurer un dialogue de travail entre enseignant-chercheur, éditeurs et photographes. A l’occasion de la programmation du centre d’art, l’université d’été avait pour principale artiste invitée la canadienne Lynne Cohen, mais également l’artiste d’origine allemande Rut Blees Luxemburg.

Lire la suite...

Période estivale et réouverture de la SFP

Comme chaque année, la Société française de photographie prend ses vacances du 1er au 30 août 2009 inclus.
Elle devrait avoir complètement réintégré le bâtiment Louvois début septembre. Aussi, nous programmons la réouverture de l’association et de la bibliothèque au public le mardi 15 septembre 2009 à 14h.
Vous pouvez dès à présent poser vos réservations par email à : troufleau.sfp@free.fr ou adresser vos questions à contact.sfp@free.fr.
Nos coordonnées restent inchangées : 71 rue de Richelieu 75002 Paris / tél : 01 42 60 05 98 / fax : 01 42 60 04 57.

Au plaisir de vous revoir, bon été à tous!

Temps et photographie : comment écrire l'histoire ?

Perspective, La revue de l'INHA publie un numéro consacré à la question de la périodisation en histoire de l'art. Où en sommes-nous avec cette façon de poser des catégories sur l'écoulement du temps ? Les styles, les courants, les ruptures et les continuités gouvernent-ils toujours la manière d'écrire des historiens d'art ? Et en photographie, comment se pose cette question de la périodisation aujourd'hui ? Tentative de réponse.

Lire la suite...

Rut Blees Luxemburg, Commonsensual

L’œuvre de Rut Blees Luxemburg offre le renouvellement d’un genre classique : le nocturne. L’iconographie est essentiellement urbaine mais souffre quelques exceptions en interrogeant les objets et les matières; néanmoins le travail porte toujours sur la lumière coloré. La thématique évolue des motifs modernistes (architecture contemporaine, sols de macadam, etc.) vers un répertoire où apparaissent la sculpture et les fragments à consonances médiévales ou antiques ; puis les pierres, le minéral : l’artiste remonte ainsi le temps et descend jusqu’aux constituants mêmes de la matière. Celle-ci s’anime parfois par une présence du langage, comme dans une de ses plus célèbres séries –Piccadilly’s Peccadilloes– où le jeu de reflets des enseignes dans l’espace liquide des flaques n’est pas sans proposer une variation originale des travaux conceptuels de la génération précédente (Jenny Holzer). On l’a compris Rut Blees Luxemburg repose la grande question de l’atmosphère des lieux à laquelle elle apporte une forme de dramatisation contenue dans les lumières vertes et or qui sont aux antipodes d’une esthétique documentaire classique. La place du langage et les allégories des titres hissent les images au niveau d’une forme épique. Artiste allemande installée à Londres où elle enseigne, proche de Karen Knorr, Rut Blees Luxembourg produit ainsi une œuvre où se marient l’héritage d’un Fassbinder et celui d’Art & Language.

Lire la suite...

Le réveil de la Médiathèque de l'architecture et du patrimoine

 

Les architectes en chef des monuments historiques, les historiens de l’architecture et les historiens de la photographie ou bien encore les archéologues connaissent l’importance des ressources de la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine installée, il y a quelques mois encore, sur le site des hôtels de Vigny et de Croisilles à Paris. A la suite d’un amendement parlementaire, le ministère de l’Économie et des Finances a procédé à la vente des bâtiments et entraîné le déménagement de l’institution à la fin de l’année 2008 sur le site de l’ancien séminaire de Conflans à Charenton-le-Pont (1). Quel est le sens, autre que comptable, d’un tel mouvement ? La configuration finale de ce que le ministère de la Culture et de la Communication nomme provisoirement « Centre de la photographie et de la documentation patrimoniale »(2) sera dévoilée fin 2010. La mise en avant de l’archive photographique dans un tel intitulé résonne comme une promesse pour les spécialistes de ce médium, mais ce projet peut-il tenir lieu d’une politique photographique ?

Lire la suite...

Colloque Gilles CARON : retour vers le futur

Bernadette Devlin, Londonderry, août 1969 © Gilles Caron / Courtesy Fondation Gilles Caron

C’est à la fois dans une atmosphère de simplicité que nous préparons avec la Fondation Gilles Caron (1939-1970) le colloque du 3 juillet prochain consacré au photoreporter des années 1965-1970, et dans la conscience qu’une responsabilité nous est confiée. En effet, lorsque la Fondation m’a contacté pour imaginer ce que pourrait être sa politique scientifique, en accord avec les recommandations que pouvait lui faire son conseil d’administration, l’idée d’un colloque m‘est apparu comme la meilleure initiative avant même de parler livre ou exposition. Car la sagesse commande d’apprécier avant tout la nature des archives de la fondation - archives recomposées de haute lutte par Marianne Caron à partir des agences et divers donneurs d’ordre du photographe.

Lire la suite...

ERWIN OLAF… POINT DE SUSPENSION

Après la monographie d’Erwin Olaf publiée chez Aperture fin 2008, le public attendait une première rétrospective française d’envergure pour conforter son engouement. C’est chose faite avec ses récentes séries aseptisées et sibyllines bien intégrées aux appartements raffinés de l’Institut Néerlandais jusqu’au 5 juillet. Marquant le sceau d’une rupture dans sa carrière de plasticien amorcée en 1988, elles assurent l’efficacité de son virage stylistique, où se cisèle une « chorégraphie des émotions », questionnant les sens au regard de l’apparence, le temps d’une pause…

Lire la suite...

Compte-rendu de l'Assemblée générale de la SFP 2009

L’An Deux Mille Neuf Et le mardi 19 mai 2009 à 18h

Les membres de l’Association Société française de photographie se sont réunis en Assemblée générale ordinaire en salle des Commissions de la Bibliothèque nationale de France, 58 rue Richelieu, 75002 Paris, sur convocation que leur en a faite Michel Poivert, président du Conseil d’administration, afin de délibérer de l’ordre du jour suivant :

1. Examen et approbation des comptes de l’exercice allant du 1er janvier au 31 décembre 2008.

2. Examen et approbation du budget prévisionnel de l’exercice 2009.

3. Approbation du rapport moral.

4. Renouvellement des mandats de Mmes Nathalie BOULOUCH, vice-présidente, Gaëlle MOREL, et Nathalie DOURY, membres sortants du Conseil d’administration, rééligibles, ratification de l’élection par le Conseil d’administration de Mlle Julie JONES.

5. Point d’information sur la situation du bâtiment Louvois.

6. Questions diverses.

L’Assemblée est présidée par M. Michel Poivert, président du Conseil d’administration. Le secrétariat de séance est assuré par Mlle Julie Jones, secrétaire générale. Sur proposition de M. Le Président, l’Assemblée désigne deux assesseurs : Mlle Carole Troufléau et Mlle Marie Gautier. L’Assemblée étant régulièrement constitutée, M. le Président ouvre la séance à 18h35.

Lire la suite...

Cécile Hesse et Gaël Romier, entretien à la Maison européenne de la photographie le 3 juin (18h00)

Petite séance de rattrapage. Si vous n'étiez pas, comme moi, au Château des Adhémar, centre d'art contemporain de Montélimar cet hiver, vous ne connaissez pas Duchesse Vanille. Cécile Hesse et Gaël Romier viennent à notre rencontre avec armes et bagages. Un conseil avant de les rejoindre à l'auditorium de la MEP à 18h00 : un petit détour chez eux.

Lire la suite...

Parution du n°23 d'Études Photographiques. Nouvelle version bilingue français-anglais

image A l'occasion de la sortie de son n°23, la rédaction d' Études Photographiques est heureuse d'annoncer que le revue est désormais bilingue (français-anglais), s'élargissant ainsi à un lectorat international.
Offre spéciale : jusqu'au 31 juillet 2009, pour tout abonnement, le numéro de votre choix est offert !
Plus d'informations : chabert.sfp@free.fr










Lire la suite...

Leah Gordon à la MEP le 6 mai. Entretien avec Marion Duquerroy

Vous êtes cordialement invités au prochain entretien de la Société française de photographie le mercredi 6 mai 2009. Marion Duquerroy recevra Leah Gordon à 18h dans l'auditorium de la Maison européenne de la photographie.
Entrée libre, sans réservation
5-7 rue de Fourcy. 75004 Paris

image
©Leah Gordon, Juge.TDR

Leah Gordon, photographe et vidéaste britannique, concentre une grande partie de son travail sur les rites vaudous depuis son premier voyage en Haïti en 1994. Sur place, elle découvre le Carnaval de Jacmel, fête pendant laquelle les hommes déguisés en femmes ou créatures hybrides envahissent les rues de cette petite ville côtière, jouent un théâtre de l’absurde et content des histoires mythologiques et politiques. Dans cette frénésie, les fondements de la culture créole embrasent aussi bien leurs origines empruntes au carnaval médiéval européen qu’au vaudou clandestin. Diplômée du Polytechnic of Central London et récemment titulaire d’un MA en Photographic Studies, Leah Gordon a dédié ses premiers travaux à la société de classes britannique et aux post-colonial studies questionnant les notions de « genres », « classe » et « races ». Elle travaille en parallèle avec des associations caritives, la télévision, des revues d’art spécialisées et enseigne au College of Creative Arts. Elle aide aussi à la promotion des artistes haïtiens de Grand Rue et est l’auteur de The Book of Vodou, Charms and Rituals to Empower your Life (Quarto Books, London, 2000). Certains de ses clichés sont actuellement exposés dans le cadre de l’exposition Kreyol Factory à la Villette et à partir du 28 mai à la Galerie 64bis (Paris).



L’ART PUISSANCE SECONDE D’ERIC RONDEPIERRE

© Éric Rondepierre - Duel (Parties communes) Ilfochrome sur aluminium, 100 x 133 cm 2005-07

Fusionnant les médiums (cinéma / photographie) et les temporalités, Eric Rondepierre peaufine, depuis les années 1990, un vaste chantier de dissection d’images les déplaçant d’un cadre à un autre selon le principe du remontage. Pour ceux qui n’auraient pas vu sa rétrospective berlinoise l’an passé, la Fondation Ecureuil (Toulouse) offre une séance de rattrapage, enrichie d’une toute nouvelle série (2008) que l’on a plaisir à découvrir jusqu’au 25 avril. Avec l’exposition « Images Lumière », le pari du commissaire Denis Riout était double : surenchérir dans la convocation du regard à 200 % sans esquiver l’unicité d’une approche chronologique. Challenge réussi.

Lire la suite...

Marina Abramovic, IRRESISTIBLE

Marina ABRAMOVIC, Vittoria, Photographie couleur, 125 x 125 cm, Ed. 1/5 + 2 EA, 1997, courtesy Serge Le Borgne.

Préliminaire de l'exposition "Marina Abramovic" à venir au MOMA en 2010 ? Ou bien avant-goût de l'Institut des Arts de la Performance qui devrait ouvrir ses portes dans l'Hudson en 2012 ? La galerie Serge Le Borgne propose une exposition biographique sur une icône du Body Art. Mais il ne faut pas s'attendre à voir de performances en ces lieux. Seuls les nombreux témoignages photographiques des actions de Marina Abramovic, ainsi qu'une vidéo de 2005, l'Oignon, sont visibles.

Lire la suite...

Les vidéo-mimodrames de Ghazel à la Maison Rouge

© Ghazel, extrait de "Me 2003-2008".

La vidéo est employée par Ghazel dans sa forme brève: efficace, elliptique aussi. Une figure muette, toujours la même, vient y performer une scène. Cette figure est celle de la femme traditionnelle iranienne. Ghazel s’approprie donc le stéréotype auquel elle a été assimilée après la révolution théocratique. Mais pas plus que sa mère qui a connu le temps de l’émancipation, elle ne confond le costume et l’esprit libre qu’il recouvre.

Lire la suite...

Edith Roux. Entretien avec Larisa Dransky 1er avril 09

Vous êtes cordialement invités au prochain entretien de la Société française de photographie le 1er avril 09. Larisa Dryansky recevra Edith Roux à 18h dans l'auditorium de la Maison européenne de la photographie.
Entrée libre, sans réservation
5-7 rue de Fourcy. 75004 Paris

image
©Edith Roux, Walled Out, 2005-2007.TDR

Comme l'indiquent les titres de ses séries - Dreamscape, Underscape, Euroland -, Edith Roux conçoit ses paysages urbains et périurbains à la façon de montages. Hybridant l'approche documentaire avec la technologie numérique, ses images traitent de la redéfinition de l'espace naturel dans le contexte contemporain. Ses récents travaux (photo et vidéo) se penchent plus spécifiquement sur le thème des gated communities et la société de surveillance. Les œuvres d'Edith Roux ont fait l'objet de plusieurs expositions et publications dont Dreamscape (texte de Paul Ardenne, Images en Manœuvres Éditions, 2004) et Euroland (textes de Guy Tortosa et Gilles Clément, Sujet / Objet Éditions, 2005).


Géant qui vient, à propos de la chaussure de Patrick Tosani

Patrick Tosani, #Moitié I, 2009, 240 X 540 cm, C. print, courtesy galerie C. Papillon, Paris.

Est-ce parce que l'époque fait de la chaussure un usage politique que celle de Patrick Tosani a fait sensation lors du salon Art Paris au Grand Palais ? Cette immense chaussure n’est pas tout à fait une image, ni tout à fait une sculpture. Quatre parties la constituent, blocs hauts de 2.40 mètres et long en tout de 5.40 mètres sur les bords desquels se retourne le tirage photographique sans interrompre la continuité des parties de l’image lorsqu’elles s’assemblent. Des objets-images qui s’inscrivent dans la filiation des derniers travaux de Tosani, des photographies montrant des structures sur lesquelles sont projetées des photographies et parmi lesquelles apparaissaient sous une forme fragmentée la chaussure (mais aussi un pieds nu formant arcade). Il ne s’agit plus ici de l’image d’une projection mais bien d’un objet photographique, une sorte de conciliation par adhérence de la structure et de la peau de l’image.

Lire la suite...

Stanislas Amand "(Nouvelles) Correspondances obliques"

Le Graph, Centre Méditerranéen de l’Image, accueille au Château de Malves en Minervois l’exposition du photographe et chercheur Stanislas Amand : "Correspondances obliques". Le Centre Méditerranéen de l'Image au château de Malves et le directeur de GRAPH, Eric Sinatora, ont permis aux membres d'un tissu associatif très actif d'ouvrir leurs albums de famille à Stanislas Amand, notamment avec les femmes du projet "mémoire gitane".

Lire la suite...

La Sorbonne en grève accueille Jean-Luc Moulène le 18 mars

La Pantinoise. Paquet de cigarettes rouge. France, usine des tabacs de Pantin (Seine-Saint-Denis), Seita, 1982-1983. Courtesy galerie Chantal Crousel, Paris © Jean-Luc Moulène - ADAGP, 1999.

Suite des rendez-vous photographiques qui s'inscrivent dans le cadre des séminaires et cours alternatifs durant la grève des universités. Mercredi 18 mars à 14h00, Jean-Luc Moulène sera l'invité de Michel Poivert (Université Paris 1) qui sera également entouré de Paul-Louis Roubert du collectif F8 (université Paris 8) pour parler des Objets de grève et plus généralement du rapport de la grève à l'image. Rendez-vous à l'Institut d'art et d'archéologie 3 rue Michelet Paris 6eme (RER Port-Royal). Cet entretien sera suivi d'une rencontre entre l'artiste Pascal Convert et l'historien d'art et critique Philippe Dagen( Paris 1).

Lire la suite...

Yang Yi photographe invité le 11 mars par la Sorbonne en grève

Yang Yi, Piéton sur une passerelle au-dessus de la route de la Réception de la Divinité, 2007, Lambda-print 100x70 cm, galerie DIX9, Paris

Alors que le photographe chinois se rend à Paris pour la première fois à l'occasion de son exposition à la galerie DIX9, il est l'invité du contre-séminaire de Michel Poivert à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. La rencontre aura lieu à l'Institut national d'Histoire de l'art le 11 mars à 10h00, 6 rue des Petits-Champs (Paris 2) salle Perrot (second étage). L'artiste présentera en présence d'un traducteur son travail intitulé Uprooted (Déraciné) sur les villes englouties par la construction du barrage des Trois Gorges sur le fleuve Yangtsé.

Lire la suite...

DU BEAU TRAVAIL ! La Sorbonne en grève reçoit Alexis Cordesse le 3 mars

Alexis CORDESSE et Zoé VARIER Du Beau Travail! La Manufacture, CDN Nancy Lorraine, Nancy. Du 12 au 22 octobre 2005.

UNIVERSITE PARIS 1 PANTHEON-SORBONNE INSTITUT D’ART ET D’ARCHEOLOGIE – AMPHITHEÂTRE 3 rue Michelet – 75006 PARIS Station RER PORT ROYAL

DANS LE CADRE DE LA GRÈVE ACTIVE DES UNIVERSITÉS

MARDI 3 MARS 2009 à 10h00

Michel POIVERT reçoit Alexis CORDESSE, photographe, à propos de l’œuvre réalisée avec Zoé VARIER : DU BEAU TRAVAIL !

Lire la suite...

Eric Larrayadieu (Collectif La Forge) à la MEP

image
©Eric Larradieu, in Quelle Vie, 2002, Édition La Forge.TDR

Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre organisée à la Maison européenne de la photographie le mercredi 4 mars 2009 à 18h

Né en 1962, Eric Larrayadieu, photographe représenté par la galerie Polaris, participe en 1994 à la fondation du collectif la Forge. Fort de diverses pratiques – graphisme, photographie, arts plastiques et pratiques sociales – ce collectif désire réécrire le lien entre art et citoyenneté par des travaux créés en jonction avec des groupes sociaux. La conférence posera le rôle de la photographie au cœur de cette démarche et les diverses problématiques qu'elle soulève telle l'utilité d'une pluralité des médiums ou les interactions art/société.


Entretien réalisé par Anaïs Feyeux

Maison Européenne de la photographie, 4 rue de Fourcy. 75004 Paris. Auditorium
Entrée libre, sans réservation

Aimez-vous Frank ?

Pull My Daisy Robert Frank et Alfred Leslie États-Unis, 1959, 27' © Robert Frank

Il y a foule pour admirer l'exposition Robert Frank au Jeu de Paume, à Paris. La présentation du portfolio Les Américains, par sa célébrité dans l'histoire de la photographie, explique probablement cet engouement. Mais on peut également y voir les images, pour certaines d'époque et bien rares, des vues de Paris produites au tournant des années 1950. On peut aussi y regarder deux films projetés en salle et assister à des séances offrant la filmographie de l'artiste. Un peu comme dans la musique rock, la photographie a aujourd'hui ses figures à la fois légendaires mais toujours vivantes, qui nous donnent un autre sentiment de l'histoire. Les Américains constituent un moment inaugural et indépassable chez Frank, mais cette absolue réussite a peut être été l'occasion de tourner le dos à l'idée même de carrière et au désir de reconnaissance : la célébrité comme un souvenir.

Lire la suite...

TERRITOIRES SENSIBLES : SOPHIE RISTELHUEBER AU JEU DE PAUME

Sophie Ristelhueber, Fait # 20, 1992 tirage argentique couleur et noir et blanc monté sur aluminium, avec cadre ciré or, 100 x 127 x 5 cm édition 3/3, collection de l’artiste © Sophie Ristelhueber / ADAGP, Paris, 2009

Le Jeu de Paume propose une exposition d’envergure consacrée à Sophie Ristelhueber qui, depuis les années 1980, poursuit une réflexion autour des territoires de conflit. Elle ne constitue pas une rétrospective, mais plutôt un réseau d’association d’œuvres qui fonctionnent par glissement sémantique. Enchevêtrant l’intime au collectif, le corpus choisi permet d’interroger la notion de frontière, en déplaçant le caractère documentaire vers une approche poétique. Dans cet univers peuplé de barrages et de traces temporelles, Sophie Ristelhueber a voulu « laisser respirer le spectateur ». L’accrochage est souvent aéré, la forme en symbiose avec le propos. Alors que la série Fait juxtaposée de façon régulière prend des allures de wall drawing, la disposition en contrebas des Vulaines capture le champ de vision du spectateur, directement immergé dans l’image.

Lire la suite...

Les élites économiques et la photographie : Colloque en images

Grâce aux Archives de la Recherche, le colloque organisé par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l'Institut Européen de la Mémoire économique et financière européenne (IMEF) et la Société française de photographie (SFP), consacré aux élites économiques et à la photographie est en ligne et en images. Un grand merci à l'ingénieur d'études Margot Sputo-Mialet.

Lire la suite...

Philippe Gronon à la Maison européenne de la photographie le 4 février

image































©P. Gronon, Verso, Les amoureux en gris, Marc Chagall, collection Centre Pompidou, Paris, 2007.TDR

Selon ses propres dires, Philippe Gronon utilise la photographie « dans toute sa rigueur comme moyen d'enregistrement ». Travaillant à la chambre, l'artiste porte une attention scrupuleuse à l'objet qu'il reproduit à l'échelle 1 puis détoure, comme pour prélever un bloc de réel. Ses séries d'images explorent à travers des notions comme l'inscription (tableaux noirs, écritoires de bibliothèques, tableaux de cotations boursières), ou la reproduction (châssis radiographiques, cuvettes de développement, amplis) l'essence même du photographique. Les travaux les plus récents de l'artiste ont été exposés à Paris en octobre dernier à la Galerie Dominique Fiat, simultanément à une rétrospective à la Maison de la culture de Bourges. Suite à une exposition au MAMCO de Genève en 2003, les éditions du musée préparent une monographie sur l'œuvre de Philippe Gronon qui paraîtra en 2010. L.Dryansky

Entretien réalisé par Larisa Dryansky. Mercredi 4 février 2009 à 18h


Auditorium. Entrée libre, sans réservation. MEP, 4 rue de Fourcy. 75004

La photographie s’en ira-t-elle à l’école ?

Le lieu est symbolique à plus d’un titre : c’est à l’Académie des Beaux-arts que le Haut Conseil à l’Éducation Artistique et Culturelle, à l’invitation de l’académicien photographe Yann Arthus-Bertrand, a tenu aujourd'hui une séance plénière sur le thème de la place de la photographie dans l’enseignement. Symbolique parce que cette institution fut dès ses origines proche des positions des artistes photographes (la défense de Bayard contre Daguerre) mais surtout parce que l’Académie a décidé d’ouvrir voilà deux ans une section de photographie. Symbolique enfin que ce soit un lieu marqué par le sens de la tradition plutôt qu’une officine plus expérimentale qui soit choisie comme symbole. Qu’importe, portée par son Secrétaire perpétuel Arnaud d’Hauterives, l’académie qui a vu naître l’an dernier un Prix de la photographie s’offre comme un espace de dialogue, il convient, en ces temps de vache maigre, d’y voir une opportunité pour interroger l’État sur ses intentions.

Lire la suite...

L'exposition comme image et l'image d'exposition

Conférence le mercredi 28 janvier à la Maison populaire, Montreuil, 20h
Rencontre dans le cadre de l'exposition Un plan simple 1/3 (Perspective)
Une proposition du collectif de commissaires d’exposition Le Bureau/
image

Lire la suite...

Henri Salesse, photographe au service de la Reconstruction

L'exposition intitulée "Enquêtes et habitat défectueux - Photographies de Henri Salesse" organisée par le Pôle Image Haute-Normandie à la fin de l'année 2008 a fort heureusement donné lieu à une publication. L'historien de la photographie Didier Mouchel s'est passionné pour une archive photographique liée à l'administration de la reconstruction et nous fait découvrir, outre une enquête photographique de l'immédiate après-guerre, un photographe inconnu.

Lire la suite...

TOURS DE PASSE-PASSE DE VALERIE BELIN

    

Alors que ses rétrospectives fleurissent un peu partout en Europe (dernièrement au Musée de l’Elysée, Lausanne), Valérie Belin réserve la primeur de ses nouvelles créations à la scène parisienne. Jusqu’à la fin du mois, la galerie Jérôme de Noirmont et le musée d'Orsay jusqu'au 1er février (Correspondances Belin / Manet) essaiment des oxymores photographiques qui marquent une nouvelle étape de son œuvre (passage de l’indiciel à l’iconique, de l’objectif à l’onirisme, de la pétrification des corps à l’introduction du mouvement) tout en gardant un ancrage aux origines de son travail (intérêt pour la nature morte et le noir et blanc), formant une boucle temporelle. Focus sur une illusionniste de la photographie.

Lire la suite...

Le Haut Conseil de l'Éducation Artistique et Culturelle s'intéresse à la photographie

   

La publication dans le Bulletin officiel du 28 août 2008 de la réforme de l'enseignement des arts à l'école fait explicitement place à la photographie. Si, jusqu'à présent, les historiens d'art ont été consultés sur les questions relatives à leurs compétences, le HCEAC s'intéresse désormais à la présence de la photographie à l'école (histoire, pratiques, esthétique).

Lire la suite...

Anne-Marie Filaire à la Maison européenne de la photographie le 7 janvier

            

Faisant suite à l'exposition qui s'est tenue à la galerie Eric Dupont, nous recevrons mercredi 7 janvier à 18h00 Anne-Marie Filaire dans l'auditorium de la Maison européenne de la photographie. Ce sera l'occasion de montrer et de discuter pour la première fois dans une institution parisienne le film Enfermement réalisé à la frontière entre Isaraël et Paslestine. Ce film a été présenté dans de nombreux espaces publics en France et au Proche Orient et forme une des recherches les plus abouties de l'artiste.

Lire la suite...

2000NEUF

La Société française de photographie vous souhaite une belle et heureuse année 2009. Cette année, c'est le photographe Pascal Hausherr qui nous offre une carte originale et inédite.

Lire la suite...

Un Centre de la photographie et du patrimoine

Ce mois de décembre voit se concrétiser une phase importante du dossier ministériel consacré à un Centre de la photographie et du patrimoine à Charenton le Pont, par la sélection de trois agences d'architecte. Piloté par Manuel Bamberger - et selon ses propres dires - la première phase d'installation de la Médiathèque à Charenton s'est déroulée comme prévu, dans le respect du calendrier comme du cadrage budgétaire. Nous donnons ci-dessous le communiqué de presse officiel du ministère. Fait symbolique marquant, le nom de l'institution naissante : "Centre de la Photographie et du Patrimoine" fait passer au premier plan le médium photographique qui n'est pourtant qu'un des éléments de cette immense documentation, et révèle ainsi l'intention politique de consacrer un lieu à la conservation et à la recherche de la photographie. Le conseil d'orientation sera prochaine réuni afin de consulter les professionnels sur les aménagements du site et leurs missions.

Lire la suite...

Regarder de plus près: à propos des "Expérimentations photographiques en Europe des années 1920 à nos jours"

Savamment disséminées au sein des collections permanentes du Centre Pompidou, les «expérimentations photographiques en Europe des années 1920 à nos jours» évoquent la portée d’un art qui, «sur un mur, agit tout à fait différemment que dans un livre ou une revue» (Brassaï, Lettre à Peter Pollack, 1954). Rafraîchis au contact de la cimaise, les détails de craquelures transfigurés par l’objectif de Brassaï apparaissent sublimés, comme placardés à même la surface qu’ils redoublent. A l’instar des photographies d’Eric Rondepierre qui ponctuent l’une des huit salles du musée consacrées à ce parcours, les images présentées nous invitent à regarder de plus près…

Lire la suite...

Zoe Strauss: "America"



















© Zoe Strauss.

La galerie Bruce Silverstein à New York présente actuellement une exposition de l’américaine Zoe Strauss, photographe basée à Philadelphie. Elle coincide avec la publication de son premier ouvrage monographique, "America", sélectionné par Artforum dans sa liste des Best Books of 2008.

Lire la suite...

« ANIMA(L) »


Olivier Richon. "Portrait of a monkey with books", 2008
C-print
Courtesy Galerie Bendana-Pinel

L’exposition d’une dizaine de photographies d’Olivier Richon à la galerie Bendana-Pinel réactualise la querelle philosophique du XVIIème siècle connue sous le vocable de « querelle des bêtes ». L’animal est-il doué de raison ou au contraire est-il une ‘machine’ comme le prône la théorie cartésienne ? Sans apporter aucune réponse, Olivier Richon s’interroge simultanément sur le vol de l’âme par l’appareil photographique transformant alors l’être en objet. Lorsqu’il capte l’image de l’animal, le réduit-il ainsi à un sujet inanimé, le transforme t-il comme il aime à le dire en une ‘sculpture’?

Lire la suite...

Diane Arbus, de la presse à l'œuvre


À voir à la Kadist Art Foundation jusqu’au 8 février 2009 Diane Arbus, rétrospective imprimée 1960-1971. Première rétrospective Arbus à Paris depuis près de 30 ans, cette exposition présente uniquement les travaux d’Arbus publiés en collaboration avec des magazines comme Harper’s Bazaar, Esquire, Nova et The Sunday Times Magazine, publications constituant le réservoir, entre autres, de quelques unes des plus célèbres images de l'artiste. S’appuyant sur une collection entièrement privée, cette rétrospective est une occasion unique de pouvoir découvrir dans son format et son contexte de publication original un travail qui est loin d’avoir livré toutes ses clés.

Lire la suite...

Anne-Marie Filaire : les sédiments de l'Histoire

Jusqu'au 19 décembre, la galerie Eric Dupont à Paris propose "Phnom Penh Périphérie", un accrochage consacré au travail photographique qu'Anne-Marie Filaire a réalisé au Cambodge en 2002. L'œuvre de cette artiste, que nous avions rencontrée lors d'un séminaire où elle avait projeté son film Enfermement, explore ici la cité martyre du polpotisme. Comment se présente une ville que l'on a vidé de sa population et qui revient à la vie après quatre ans (1975-1979) d'un régime terrible ? Une vingtaine d'années plus tard, Anne-Marie Filaire constate avec de grandes images en noir et blanc les traces du passé. Il s'agit d'un regard apaisé et perçant qui révèle les sédiments de l'histoire.

Lire la suite...

Rencontre avec l'Oeil Public, la revue.

   image

Vous êtes cordialement invités à l'entretien de Guillaume Herbaut et l'équipe de la revue l'Œil public par Michel Poivert, organisé par la Société française de photographie à la Maison européenne de la photographie le mercredi 3 decembre 2008 à 18h, entrée libre sans réservation.


"En 1995 est fondée l’agence photographique L’Œil Public, devenue depuis lors emblématique de nouveaux collectifs de reporters exigeant à la fois une entière liberté d’expression et une reconnaissance de leur engagement politique et social. L’année 2007 a vu naître le premier numéro de leur revue annuelle Œ La Revue de l’Œil Public, malheureusement trop peu diffusée (suite)"


Maison Europeenne de la Photographie. 5/7 rue de Fourcy. 75004 Paris.

Point du Jour, Cherbourg de nuit

Nombre d’officiels avaient fait le voyage de Cherbourg pour inaugurer le centre d’art consacré à la photographie dont le nom Le Point du Jour centre d’art éditeur porte la marque de la maison d’édition qui lui a donné naissance. Militant et forçant la bienveillance, le projet fait la synthèse des aides publiques et des expérimentations artistiques. Le résultat consiste en un bâtiment d’architecte (Éric Lapierre) au format d’une vaste maison agencée en grands volumes intérieurs s’ouvrant sur la ville, l’école des beaux-arts et sa chapelle qui en sont voisines.

Lire la suite...

"Fous de couleur" : visions des premiers autochromistes (1907-1930) lors d'une projection exceptionnelle le 22 novembre 2008

image "Bientôt, le monde entier sera fou de couleur, et Lumière en sera responsable", déclarait l’Américain Alfred Stieglitz lors de la commercialisation du procédé Autochrome en 1907, dernière invention de la société Lumière.

Lire la suite...

« Voir les cathédrales de la terre »

Dans le cadre de son partenariat avec l’université Rennes 2 Haute Bretagne, la Société française de photographie organise du 13 novembre 2008 au 9 janvier 2009 une exposition de photographies intitulée : « Voir les cathédrales de la terre ». Photographies de montagne dans les collections de la Société française de photographie.

Lire la suite...

Un commando pour études photographiques

Vendredi, à l'aube, une équipe réduite de la Société française de photographie s'est mobilisée pour profiter de l'ouverture, durant à peine deux heures, du bâtiment Louvois désormais interdit au public pour de longs mois en raison du danger que représente un générateur électrique au pyralène. Officiellement, il s'agissait de déconnecter tous les postes informatiques en vue du déménagement de la semaine prochaine salle Labrouste.

Lire la suite...

Purpose : la revue photographique du Web

Il est temps de signaler mais aussi de saluer ici Purpose, une revue pensée et animée pour le web dont l'ergonomie restitue tout en réinventant le plaisir que l'on a à feuilleter des images, et qui consacre de réels efforts à la qualité de la restitution. Bilingue, accompagnée d'une création sonore, le tout forme une revue sans pareil. Côté rédactionnel, la sélection est le fruit d'un travail d'enquête et de veille sur la scène internationale. Vous y trouverez nombre de jeunes artistes ou de travaux encore rares. Bref, Purpose défriche et donc s'impose comme un vrai laboratoire tout en affichant l'exigence d'un produit à destination des esthètes.

Lire la suite...

Première édition du Prix Pictet

image
Courtesy Prix Pictet, 2008. Chris Jordan, Refrigerator on Franklin Avenue, New Orleans . Series: In Katrina's Wake: Portraits of Loss from an Unnatural Disaster. New Orleans.TDR

Evènement suffisamment remarquable pour être mentionné, le Palais de Tokyo présente du 29 octobre au 8 novembre les 18 finalistes du Prix Pictet, sélectionnés par un comité de 49 experts, de pays différents, réunis pour mettre en valeur plusieurs travaux photographiques sur le thème de l’eau et du développement durable. Au-delà de la politique de sensibilisation et de l’engagement, issu d’un partenariat prometteur entre une banque privée, la ''Pictet & Cie" , et un magazine économique, le "Financial Times", les organisateurs ont souhaité ne pas faire de distinction entre les messages transmis et la volonté de faire « acte artistique » au sein d’images aussi pertinentes que variées. L’exposition offre ainsi l’occasion de faire le point sur les différents langages, signes et usages, du paysage en photographie, qui s’édifie et se construit sur les mutations de notre environnement urbain.

Lire la suite...

La Société française de photographie campera Salle Labrouste

Suite à la fermeture provisoire des locaux de la SFP 71 rue de Richelieu, les services de la Bibliothèque nationale de France ont décidé d'installer l'association dans la prestigieuse salle Labrouste aux côtés des personnels du département de la musique eux aussi "délocalisés". Vide depuis le déménagement vers Tolbiac, mais récemment occupée par l'exposition de Sophie Calle, cette immense salle de lecture va donc être "cablée" pour permettre aux services de travailler.

Lire la suite...

D’une révolution à une autre

image






























Jeremy Deller, Folk Archive, Skull Crash Helmet, by Stuart Hughes, Bikeart, Charlton, London, 2000.TDR

D’une révolution à une autre n’est pas en soi une exposition de photographies de l’artiste britannique Jeremy Deller, commissaire invité pour cet événement, cependant les clichés occupent une place importante dans l’espace d’exposition. Issu d’une formation en histoire de l’art au Courtauld Institute et à l’université de Sussex à Brighton, Jeremy Deller n’est donc pas un plasticien ou artiste « de formation » comme ses contemporains les Young British Artists. Il ne définit pas de hiérarchie entre les arts et les objets usuels, le marchand et le commun, son seul but étant de former des archives illustrant son discours. C’est donc avec grand plaisir que nous pouvons revoir sa Folk Archive, achetée récemment par le British Council, constituée d’un groupement d’artéfacts attestant de la pérennité des folklores dans la période actuelle en Grande Bretagne (1)

Lire la suite...

La Société française de photographie contrainte à une fermeture provisoire

A la suite d'une défaillance technique de l'alimentation électrique du bâtiment 2 rue Louvois, le département de la Musique, la Société française de photographie et l'IRPMF sont provisoirement fermés à compter du 25/10/2008. L'équipe de la SFP se voit donc contrainte de régler dans l'urgence et avec l'appui des services de la Bnf le transfert de son secrétariat dans la salle Labrouste de la Bibliothèque nationale de France (58, rue de Richelieu). En attendant l'installation des lignes téléphoniques et des accès internet, la SFP restera muette et le blog ViteVu vous permettra de suivre l'évolution de la situation.

Lire la suite...

L'argent de l'image moderne

La question des sources de financement de la modernité, en dehors de la sphère publique et institutionnelle, a été peu abordée dans le domaine des arts et de la culture, moins encore que dans celui des sciences et de l’industrie. Dans la relation entre argent et création artistique, quel rôle ont joué les fonds privés, qu’ils soient issus du mécénat, du monde financier ou de la fortune personnelle descréateurs ? De ce point de vue, il a semblé particulièrement pertinent d’interroger l’image moderne et plus précisément la photographie, depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’à nos jours, pour comprendre les conditions de développement de la création. Depuis son invention au XIXe siècle, la photographie a évolué dans un environnement capitalistique. Dans quelle mesure les moyens privés ont-ils été mis au service des innovations techniques et de la production artistique des photographes ? Devenue un vecteur majeur de l'information et du divertissement, la photographie joue un rôle de plus en plus central dans l'économie générale au XXe siècle. Comment circule désormais l'argent dans cette économie de l'image ? L’image technique par sa reproductibilité, sa diffusion semble se confondre avec la substance même de l’économie : la visée historique serait ici celle d’une histoire culturelle et économique de l’image. Cette journée d’étude se propose d’analyser les relations qu’entretient le « couple économique » formé par l’image et l’argent, à l’échelle de différents pays européens, dans une perspective transhistorique.

Lire la suite...

Programme des conférences de la Société française de photographie 2008-2009

Chaque année, la Société française de photographie investit la Maison européenne de la photographie pour des conférences sur le champ photographique. En collaboration avec l'ARIP (Association de recherche sur l'image photographique), elle invitera des artistes à parler de leur oeuvre et de leurs recherches en cours.
Les conférences ont lieu chaque premier mercredi du mois à la Maison européenne de la photographie, à 18h, 5-7 rue de Fourcy 75004 Paris, entrée libre et gratuite, sans réservation

12 novembre 2008 (de 16h30 à 18h exceptionnellement) : Jonathan Lewis. Entretien avec Carole Troufléau-Sandrin
image
©Jonathan Lewis, Valentino, 2007, courtesy de l'artiste et Bonni Benrubi Gallery, New York, NY. TDR

Artiste anglais né en 1970 et diplômé du London College of Printing, Jonathan Lewis pratique la photographie abstraite depuis 2000. En écho à l'épreuve Valentino, tirée de sa série Designer Labels, qui sera accrochée dans la Vitrine de la SFP à partir de mi-novembre, l'auteur présentera ses travaux menés aux Etats-Unis et à Londres. Avec une approche esthétique rigoureuse, Lewis joue sur les modes de vision qu'offre le numérique et porte un regard formel, non dénué d'humour, sur la réalité commerciale, ou artistique, des sujets qu'il photographie.

Lire la suite...

(Nouvelle) correspondance oblique - Stanislas Amand

Parallèlement à la présentation de ses Lettres à une galeriste à l'ENS-LSH de Lyon, Stanislas Amand reprend sa correspondance hebdomadaire avec ViteVu jusqu'à la clôture de l'exposition, fin octobre. Retrouvez l'intégralité de la Correspondance oblique ici.

Lire la suite...

Pierre Cordier au Centre Georges Pompidou

Le département des arts graphiques du Musée national d’art moderne présente jusqu’en mars 2009 l’accrochage des nouvelles acquisitions photographiques pour la période 1905-1960 (5eme étage, salle 32).

Lire la suite...

Hesse et Romier : banquet érotique

  

Si ce soir vous êtes du côté de Montélimar, faites donc un tour au château des Adhémar, vous y dégusterez une "Duchesse Vanille". Qu'est-ce au juste ? Réponse de Cécile Hesse et Gaëlle Romier :

Lire la suite...

Objectivités à Düsseldorf : des vestiges au prestige

L’exposition « Objectivités » que le musée d’art moderne de la ville de Paris consacre à « la photographie à Düsseldorf » est avant tout une exposition historique. Des années 1960 à nos jours, elle propose d’observer le destin d’une pléiade d’artistes regroupée autour de la notion d’école. Ce sont notamment « les élèves des Becher » (Bernd et Hilla), comme l’on dit, qui nous sont donnés à voir mais aussi une époque qui montre le passage d’un temps des expériences à celui d’un académisme de l’art contemporain.

Lire la suite...

(Nouvelle) correspondance oblique - Stanislas Amand

Parallèlement à la présentation de ses Lettres à une galeriste à l'ENS-LSH de Lyon, Stanislas Amand reprend sa correspondance hebdomadaire avec ViteVu jusqu'à la clôture de l'exposition, fin octobre. Retrouvez l'intégralité de la Correspondance oblique ici.

Lire la suite...

Silvana Reggiardo en Vitrine

Pour sa nouvelle exposition La Vitrine de la SFP présente deux photographies de Silvana Reggiardo.

La Vitrine de la SFP est soutenue par le laboratoire digital Janvier et les Ateliers de l'Image Collée.

Lire la suite...

L'Œil Public n°2 : violence et photographie

Le collectif de photographes L'Œil public sort le second numéro de la revue du même nom. Revue consultable intégralement sur le Net.

Monique Deregibus : formes de la fatalité

  

Dans le cadre de Septembre de la photographie à Lyon, Monique Deregibus propose l’exposition « Aux habitants des villes » au centre d’art de Saint-Fons. L’ensemble se compose d’images extraites de son imposant travail publié sous la forme d’un livre – "Hôtel Europa" – ainsi que d’une série inédite consacrée à Las Vegas. Les grands tirages d’Hôtel Europa se distribuent en deux ensembles « topographiques » : les vues de Sarajevo et celles d’Odessa auxquels s’ajoute l’unique image (un wagon ouvert, faisant fenêtre sur l’infini) réalisée à Marseille. Lors d’une conversation organisée à l’École nationale supérieure de Lyon, l’artiste expliquait comment, pour une exposition, elle choisit à l’intérieur du livre des images qui lui permettent de « tirer un fil » qui, par le jeu des associations dans l’espace, permet d’affirmer un propos. Alors, quel « fil » est ainsi tendu à Saint-Fons ?

Lire la suite...

Storia della fotografia

Pour nos amis italiens qui attendaient de pouvoir lire dans la langue de l'Alighieri L'Art de la Photographie publié l'an dernier par Citadelles et Mazenod, il est temps de se précipiter en librairie avec en prime une couverture plus élégante et surtout un titre plus conforme au contenu du volume. Et comment résister avec un prix divisé par deux !

Storia della Fotografia ed. Electa, Milan traduction Luiza Cetti Prix : 100 €






(Nouvelle) correspondance oblique - Stanislas Amand

Parallèlement à la présentation de ses Lettres à une galeriste à l'ENS-LSH de Lyon, Stanislas Amand reprend sa correspondance hebdomadaire avec ViteVu jusqu'à la clôture de l'exposition, fin octobre. Retrouvez l'intégralité de la Correspondance oblique ici.

Lire la suite...

Parution d'Etudes Photographiques n°22 et réouverture du site web de la revue

image Communiqué. A l'occasion de la parution de son n° 22, la rédaction d'Etudes photographiques est heureuse d'annoncer la réouverture du site web de la revue (etudesphotographiques.org).

Pour tout renseignement ou commande de numéro, contacter Garance Chabert: tél. 01.42.60.05.98, e-mail: chabert.sfp@free.fr.


Créée en 1996, la seule revue francophone consacrée à la recherche en photographie avait ouvert dès 1997 un site permettant d'accéder gratuitement à une sélection d'articles, avant de rejoindre en 2002 le portail d'édition électronique Revues.org. La nouveauté de cette expérience se heurtait alors à l'absence de formule praticable permettant la reproduction en ligne des illustrations.

Lire la suite...

(Nouvelle) Correspondance oblique - Stanislas Amand

Après avoir participé à l'été photographique de Lectoure, à l'initiative de la galerie "Le bleu du ciel" et dans le cadre de "Lyon, septembre de la photographie", Stanislas Amand expose à l'École normale supérieure (LSH) ses Lettres à une galeriste. À cette occasion et jusqu'à la fin du mois d'octobre Stanislas Amand reprend sa Correspondance oblique sur ViteVu et y "enverra" une lettre par semaine.

Lire la suite...

Hermine Bourgadier, les caprices de la défaite

Hermine Bourgadier propose trois brefs ensembles de photographies chez Schirman & de Beaucé à Paris. L’artiste continue de s’intéresser à son thème fétiche, l'univers des jeux, qu’elle explore depuis quelques années avec, notamment, les turfistes, les combats de coq et les jeux vidéo dont la série intitulée Street fighters qui l’a fait connaître en 2006. Adepte d’une forme d’anthropologie poétique, l’artiste sonde le rapport entre l’espérance individuelle et les formes ritualisées du risque. Il faut pour cela des images du monde tel qu’il s’organise dans l’esprit de ceux qui croit en leur chance. Des images d’espoir et d’échec.

Lire la suite...

Cartier-Bresson / Walker Evans : confession d'un impatient

La Fondation Henri Cartier-Bresson présentera à partir du 10 septembre une exposition proposant une lecture croisée de l’œuvre de l’artiste et de celle d’une autre figure éminente du siècle, américaine celle-ci : Walker Evans (disparu en 1975). Cette proposition soulève de multiples questions, historiques, esthétiques et même humaines, toutes passionnantes alors que de tels personnages semblent définitivement intouchables, fruits l’un comme l’autre d’une reconnaissance précoce par le MoMA de New York qui en a fait les figures tutélaires d’une photographie assimilée aux plus hautes exigences de l’art moderne. N’assiste-t-on ici qu’à la mise au carré des chefs d’œuvre, ou bien cette confrontation s’inscrit-elle dans une vaste opération de relecture de l’esthétique Cartier-Bresson ?

Lire la suite...

Parution mi-septembre du n°22 d'Etudes Photographiques

image
Au sommaire de la revue :
Pratiques de l'intime : Snapshots et photographies de famille
La construction du marché des tirages photographiques
Histoire de la retouche
Les réseaux de l'art

174 pages, 21 €, abonnement 2 n° France 36 €, étranger 44€ (contact: Garance Chabert, chabert.sfp@free.fr)




Lire la suite...

La photographie à la New York Public Library et l’exposition "Eminent Domain"

image Crée en 1980, avec pour mission de rassembler dans un seul et unique département l’ensemble colossal des images conservées dans les diverses sections de la New York Public Library, le département de photographies de la bibliothèque possède aujourd’hui environ 400.000 images, qui s’étendent chronologiquement des toutes premières années du medium jusqu’à nos jours.

Trésor de la photographie documentaire américaine, le département possède de nombreuses photographies relatant l’histoire de la ville de New York, en particulier de la première moitié du XXe siècle. On relève ainsi parmi les corpus les plus importants les photographies de Lewis Wickes Hine ou encore Berenice Abbott. En outre, le département est particulièrement riche des documents produits au sein des grands projets ou associations de photographes des années 1930 et 1940, tels que la Work Progress Administration, la Federal Art Project Administration, la Farm Security Adminitration, ainsi que les images de l’organisation progressiste de la Photo League. Enfin, le département n’a, en matière de photographies du XIXe siècle, rien à envier aux plus prestigieux musées. Ainsi peut-on consulter les vues architecturales et topographiques d’un Maxime Du Camp, Timothy O’Sullivan, William Henri Jackson ou encore Carleton E. Watkins.

L’année 2000 a vu le département de photographies entamer une nouvelle politique active d’acquisition de photographies des années 1950 à nos jours. Un don de Edwin A. Malloy a ainsi permis l’achat de quelques 26.000 clichés du photographe new-yorkais Dylan Stone documentant, building après building, la partie sud de l’île de Manhattan, située sous le quartier de Chinatown. En 2003, un legs de Leroy A. Moses, d’un montant de deux millions de dollars, a permis l’acquisition de nouvelles photographies contemporaines venant enrichir la collection du département. C’est grâce à ce dernier don que l’exposition "Eminent Domain: Contemporary Photography and the City" a été rendue possible.

Lire la suite...

Charleroi, une architecture au service de la photographie

On a rouvert un haut-fourneau à Charleroi, au sud de Bruxelles, à 2 heures de Paris. Le train qui vous y mène longe le complexe d’Arcelor-Mittal au ralenti, on colle le visage à la vitre pour tenter d’apercevoir les cimes des cheminées mais c’est la masse prodigieuse du ventre ouvert de ces usines qui fascine. Les Becher nous ont offerts ces motifs en noir et blanc comme on nous montre aujourd’hui les cathédrales gothiques, comme c’est dommage: tout est d’un rouge de rouille éclairé dans les parties obscures de puissants projecteurs. Du pur Rembrandt. Tout autant symptôme de l’époque, le musée de la photographie de Charleroi vient d’ouvrir un nouveau bâtiment (architecte Olivier Bastin) qui prolonge l’ancien couvent des Carmélites qui abrite les collections depuis vingt ans: à la brique sombre du couvent s’adossent désormais les façades d’aluminium subtilement plié et traité de reflets colorés. En moins d’un quart d’heure, vous faites à Charleroi l’expérience du lien indéfectible de l’image, de l’économie, de la religion et de l’architecture…

Lire la suite...

Vacances d'été de la SFP

image La Société française de photographie sera fermée au mois d'août. Réouverture de l'association et de la bibliothèque au public le mardi 2 septembre à 14h.
Vous pouvez faire vos demandes de rendez-vous par e-mail à l'adresse contact.sfp@free.fr ou au 01 42 60 05 98.
Toute l'équipe vous souhaite un bel été et vous attend à la rentrée.

Avedon, artiste des années 80

Pour ma génération, la découverte d’Avedon au seuil des années 1980 correspondait avec la première diffusion de son œuvre "In the American West". Tant et si bien que le génie s’était imposé d’un coup, et définitivement. Si l’on savait bien que ce photographe américain avait derrière lui une réputation plus que sérieuse dans le domaine du portrait et de la mode, ce que l’on découvrait de lui - associé à une forme de dandysme véhiculé par la revue chic Égoïste - comblait une sorte de désir de voir concilier le sélect et l’intransigeance. D’immenses portraits de travailleurs de l’Amérique profonde traités avec l ‘amplitude que l’on réserve aux « grands sujets » venaient peupler l’imaginaire des années « paillettes ».

Lire la suite...

Pascal Colrat. Entretien avec Anaïs Feyeux. 5/12/07

Entretien de Pascal Colrat avec Anaïs Feyeux dans le cadre des Rencontres de la SFP à la Maison européenne de la photographie. 5 décembre 2007. 1ere partie (30mn)

Lire la suite...

La photographie timbrée

Plus que deux jours pour profiter de « L’inventivité visuelle de la carte postale photographique au début du XXe siècle ».

Fin de l'exposition dimanche 8 juin au Jeu de Paume/Hôtel de Sully, Paris.

Le point de vue de Rémi Parcollet:

Lire la suite...

Rencontres de la Société française de photographie. Jeff Guess invité par Paul-Louis Roubert



Ekphrastic objects

Invité par Paul-Louis Roubert, Jeff Guess présentera Ekphrastic objects dans le cadre des conférences de la Société française de photographie à la Maison Européenne de la Photographie, le :

Vendredi 6 juin 2008 à 18h

Maison Européenne de la Photographie
5-7 rue de Fourcy 75004 Paris

Auditorium Entrée libre dans la limite des places disponibles


http://www.guess.fr


Le calotype anglais privé de magie

Pour qui compte découvrir le mystère et la beauté du calotype britannique avec l'exposition intitulée L'image révélée ouverte aujourd'hui au musée d'Orsay (jusqu'au 7 septembre), le risque est grand d'être déçu. L'aréopage du commissariat a pourtant de quoi impressionner, avec pas moins de quatre éminents collègues, anglais, américains et français, des collections prestigieuses (Edimburg, Metropolitan, Bradford et aussi Société française de photographie...) et au-delà de Talbot, Fenton, Hill et Adamson, de vraies découvertes telles que William Collie ou Arthur James Melhuish. Alors d'où vient cette impression que le rapport à l'original ne correspond pas tout à fait à la représentation que l'on s'en fait au travers des livres et des sites internet ?

Lire la suite...

Compte-rendu de l'Assemblée générale de la SFP 2008

L’An Deux Mille Huit Et le lundi 5 mai 2008 à 18h

Les membres de l’Association Société française de photographie se sont réunis en Assemblée générale ordinaire en salle des Commissions de la Bibliothèque nationale de France, 1 rue Vivienne, 75002 Paris, sur convocation que leur en a faite Michel Poivert, président du Conseil d’administration, afin de délibérer de l’ordre du jour suivant :

1. Examen et approbation des comptes de l’exercice allant du 1er janvier au 31 décembre 2007.

2. Examen et approbation du budget prévisionnel de l’exercice 2008.

3. Approbation du rapport moral.

4. Renouvellement des mandats de Mmes Anne Cartier-Bresson, Dominique de Font-Réaulx, MM. Sam Stourdzé, Michel Poivert, Bernard Perrine, Jean-Louis Milin, membres sortants du Conseil d’administration, rééligibles ; ratification de l’élection par le Conseil d’administration de M. Paul-Louis Roubert, nouveau membre.

5. Questions diverses.

Lire la suite...

Rencontres de la Société française de photographie : Awen Jones invitée par Perin Yavuz

Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre organisée par la Société française de photographie le mercredi 7 mai à la Maison Européenne de la photographie. Perin Yavuz réalisera un entretien avec la photographe Awen Jones.

























©Awen Jones

Awen Jones est née en 1971 à Ponytprid, Pays de Galles. Elle vit et travaille à Paris. Après une résidence Centre photographique d'Ile de France, elle a présenté avec cinq autres résidents ses travaux, en juin-juillet 2005, dans l'exposition 3 et 3 font… «Avec la série des Petits Papiers, Awen Jones s'applique à disloquer, dans une démarche résolument politique, l'identité des personnes qu'elle photographie. Dans le premier volet, Les Cartes de séjour, en agrandissant à l'échelle du visage humain les photographies de cartes de séjour, elle déjoue le rôle d'identification qui leur est conféré. L'agrandissement et leur extraction offrent des portraits sans identité et sans intériorité. Preuve que ce genre de document n'a pas vocation à subjectiver les individus, juste à ordonner une masse. Et lorsqu'ils n'ont pas ces documents, les Sans-papiers, titre éponyme du second volet, perdent non seulement toute identité mais aussi toute visibilité. » Perin Emel Yavuz


Mercredi 6 mai. Entrée libre et gratuite, à 18h sans réservation. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris, (auditorium).

ANIELLO BARONE Il Magnifico Orrore (L’Horreur Magnifique)

La galerie Pièce Unique, en collaboration avec les Incontri internazionali d’arte, présente actuellement « L’Horreur Magnifique », une exposition d’Aniello Barone. Le travail de ce photographe italien est consacré à l’urgence des déchets qui ont envahi les banlieues de Naples. Le sujet abordé par Barone n’est pas des plus simples à traiter : Naples a été longtemps représentée par les médias à travers les clichés d’une image misérabiliste et dégradée. Comment donner représentation à un tel échec social et environnemental sans tomber dans la rhétorique de l’image choc ? Comment construire un discours en images qui sache se détacher des lieux communs et des instrumentalisations politiques ?

Lire la suite...

Paul Pouvreau, invité de La Vitrine



Paul Pouvreau a répondu à l'invitation de la SFP et investit aujourd'hui La Vitrine avec cette image, Sans titre (2008). Né en 1956, Paul Pouvreau expose ses photographies depuis les années 1980. Les éditions Filigranes lui ont consacré un catalogue rétrospectif à l'occasion de son exposition à la galerie Les Filles du Calvaires en 2004. Nous publierons dans quelques jours un entretien autour de ce travail.
À voir, 71 rue de Richelieu, 75002, métro Bourse, 7 jours sur 7, 24h sur 24 jusqu'au 15 juin 2008.

La Vitrine de la SFP est soutenue par le
laboratoire digital Janvier et les Ateliers de l'Image Collée.






Voir/Ne pas voir l’Occupation

La polémique déclenchée par l’exposition « Les Parisiens sous l’Occupation » consacrée aux photographies d’André Zucca (1897-1973) à la bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP) épingle le trop beau rôle donné à un photographe « collabo » dans le témoignage du Paris occupé. Elle peut s’expliquer de plusieurs manières. Le manque de pédagogie d’abord, avec trop peu de renseignements donnés dans l’exposition lors de son ouverture – désormais on peut y lire un « avertissement » - et qui traduit plus profondément un manque d’élaboration scientifique. Mais aussi le malaise ressenti face à une iconographie en contradiction avec notre culture d’une période difficile de l’histoire. Pourquoi, alors que l’on a pu voir en France des expositions consacrées à la photographie durant la guerre d’Algérie, aux images des Camps ou bien encore des expositions consacrées au rôle de la photographie dans l’histoire (notre titre faisant ici référence à l’exposition Voir/Ne pas voir la guerre), pourquoi un certain « savoir faire » reposant sur un conseil scientifique, un catalogue développé, des médiateurs parfois, pourquoi l’exposition consacrée à l’Occupation a-t-elle choisi de faire l’économie d’un tel outillage ?

Lire la suite...

Léon Gimpel, les audaces d'un photographe : derniers jours


Musée d'Orsay - Galerie de photographie
jusqu'au dimanche 27 avril 2008


Exposition coproduite par le Musée d'Orsay et la Société française de photographie
Avec le soutien de la Fondation Neuflize Vie pour la photographie

Il vous reste encore quelques jours pour aller visiter l’exposition « Léon Gimpel, les audaces d’un photographe » au Musée d’Orsay.

Léon Gimpel (1873-1948) réalise ses premières photographies en 1897. Alors que la plupart des photographies de Lartigue retiennent les plaisirs de la bourgeoisie et que les images d’Atget immortalisent un Paris sur le point de disparaître, Gimpel se concentre sur d’autres aspects de la modernité de son époque. Équipé d’un appareil Gaumont, il laisse libre cours à sa curiosité d’amateur, réalise des reportages photographiques pour le journal L’Illustration et systématise l’enregistrement sériel à des fins de vulgarisation scientifique. À travers ces diverses pratiques photographiques, Gimpel produit des images aux formes nouvelles qui représentent le développement de l’aéronautique, la vie quotidienne de la Belle Époque en couleur ou encore l’évolution d’un Paris nocturne qui s’éclaire désormais au gaz néon. L'exposition présente environ 180 photographies – autochromes et plaques de projection - provenant des collections de la SFP et des collections du musée d'Orsay, grâce à une acquisition récente. Afin d'illustrer son travail pour la presse, ses images sont mises en lien avec des extraits de la revue L'Illustration. Très fragiles et difficiles à éclairer, les autochromes et les plaques de projection sont rarement montrés dans les expositions de photographie. Afin de rendre cette exposition possible, un système particulier d'encadrement et d'éclairage des plaques a été conçu, en lien avec des restaurateurs spécialisés et les conseils de l'Atelier de restauration de photographie de la Ville de Paris. Le montage utilisé permet d'éviter les manipulations directes et répétées des plaques de verre tout en permettant un accrochage dans des caissons lumineux (lumière froide).


Commissaires : Dominique de Font-Réaulx, conservateur au Musée d'Orsay, Thierry Gervais, Société française de photographie.

Scénographe : Giuseppe Caruso

Horacio Coppola, fotografo porteño

Pour sa réouverture partielle, la FundaciónTelefónica présente l’œuvre photographique, et dans une moindre mesure cinématographique, d’Horacio Coppola. Natif de Buenos Aires, Coppola s’impose comme une figure caractéristique des échanges artistiques et culturels qui firent de cette ville un relais essentiel entre l’Amérique latine et l’Europe. Cette première exposition rétrospective en Espagne accorde toute son importance à la capitale argentine que le photographe sut saisir sous divers angles. Motif central de sa démarche, la metropolis porteña obéit aux mêmes caractéristiques que ces villes européennes qu’on associe à la Nouvelle Vision. 125 épreuves et 4 films permettent de situer la démarche de Coppola dans ce contexte.Des voyages qu’il effectua en Allemagne, en Angleterre, en France ou encore en Hongrie se détachent des séries d’images plus volontiers centrées sur des motifs « anecdotiques ». Semblant retenir l’attention du photographe pour leurs valeurs formelles, on découvre un mannequin dans une vitrine de Berlin, des ombres dessinées au coin d’une rue de Budapest ou encore, parmi les films projetés, Un dique del Sena, datant de 1933-1934, rappelant cette série de Germaine Krull sur les clochards de Paris. Autant de détours et d’échos qui contribueraient à restreindre les images d’Horacio Coppola à celles d’un émule des courants européens.

Lire la suite...

Fin de mandat

L'assemblée générale de la Société française de photographie se réunira le 5 mai prochain, où elle procédera comme de coutume au renouvellement de son conseil d'administration. A l'expiration de mon cinquième mandat d'administrateur, j'ai décidé de ne pas en solliciter la reconduction. En quinze ans de participation à la direction de notre chère Société, j'ai pu notamment la doter d'un appareil éditorial moderne, renouveler ses statuts et asseoir sa crédibilité scientifique. J'ai la fierté d'avoir participé à l'animation du principal groupe de recherche en histoire de la photographie, dont L'Art de la photographie a récemment synthétisé les travaux. Je suis également heureux d'avoir contribué à mieux définir l'apport décisif de la SFP à l'histoire du médium, et à éclairer plusieurs chapitres de sa chronique. Ces quinze ans sont passés comme une flèche, et m'ont apporté des moments qui comptent dans une vie.

Mais l'aventure collective n'en a pas moins un coût, et le partage de la responsabilité un poids. Pour rappeler la valeur du bénévolat, il n'est de meilleur moyen que de passer la main. Ce retrait n'est pas un abandon, mais un signe d'ouverture et de renouvellement en direction des plus jeunes. La SFP a plus que jamais besoin de la bonne volonté et de la vigilance de ses membres. Je reste un sociétaire actif au service de cette belle institution, dont l'indépendance est le meilleur atout.

La maison hantée, Georges Rousse et Valérie Belin à la MEP

La Maison européenne de la photographie (MEP) à Paris présente depuis le 8 avril deux expositions consacrées aux artistes français Georges Rousse et Valérie Belin. C’est l’occasion de regarder, de manière croisée, deux œuvres qui mettent en jeu notre perception de l’espace et de l’Autre. Ces images jouent sur le doute qui nous saisit dès lors que la représentation est aux prises avec l’illusion - alors même que l’image photographique permet de scruter au plus près son sujet. En un mot, deux œuvres qui opèrent sur la fascination objective. L’idée de rapprocher ces deux artistes donne à la programmation de la MEP quelque chose de plus radicale qu’à l’habitude, par la force même des œuvres mais aussi par les correspondances qu’elles suscitent. Ces deux artistes, bien que de générations différentes, incarnent une certaine position de la création française : à la fois spéculative et classique.

Lire la suite...

''Atget. Une Rétrospective''

Quelques semaines avant le colloque "Fotografie zwischen Dokument und Konzept" organisé au Fotomuseum de Winterthur pendant l'exposition "Eugène Atget. Paris um 1900 (Retrospektive)", voici le point de vue de Françoise Reynaud, conservatrice des collections photographiques du musée Carnavalet sur le catalogue publié en France.

Atget, une rétrospective, textes de Sylvie Aubenas, Guillaume Le Gall, Laure Beaumont-Maillet, Clément Chéroux, et Olivier Lugon, Paris, coédition Bibliothèque nationale de France et Hazan, 2007, 288 p., 285 ill, impression en bichromie, bibl., index, 45€ (traduction en allemand, Eugène Atget – Retrospektive, édition Nicolai, Berlin, 2007, couverture différente).

Lire la suite...

Les éditions Le Point du Jour invitées par Michel Poivert

Vous êtes cordialement invités à la prochaine rencontre organisée par la Société française de photographie. Michel Poivert réalisera un entretien avec David Barriet et David Benassayag, directeurs de Le Point du Jour Editeur et responsables du nouveau centre de la photographie à Cherbourg.

Les livres du Point du Jour Éditeur accueillent des séries photographiques contemporaines accompagnées le plus souvent de brefs textes littéraires ou de réflexion. Ni thématiques ni monographiques, ils présentent le travail spécifique d’un artiste en séquences dont le rythme suggère les significations. Sensible à une photographie documentaire inscrite dans l’art actuel, Le Point du Jour Éditeur voudrait proposer des ouvrages où l’expérience du réel s’élabore en pensée.

Dernières parutions: SCATTERED CITY, Gabriele Basilico ; Entretien avec Yona Friedman ; Stefano Boeri et Hans Ulrich Obrist ; STUDIO SHAKHARI BAZAR, Gilles Saussier.

Mercredi 2 avril. Entrée libre et gratuite, à 18h sans réservation. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris, (auditorium).

Patrimoine photographique et recherche en France: nouvelle alliance?

C’est peu de dire que l’on manque aujourd’hui d’une politique en matière de photographie. Dans ce contexte de désengagement de l’État, aucun effet d’annonce ne suscitera désormais plus l’intérêt de la communauté culturelle. C’est ce que semble avoir compris l’actuel ministère de la culture en travaillant discrètement à la métamorphose de la médiathèque du patrimoine. Contre toute attente, c’est peut -être dans ce contexte si défavorable que le projet le plus ambitieux est aujourd’hui discuté. Il importait d’en rendre compte ici, sans contrevenir à la confidentialité des travaux du Conseil d’orientation scientifique et culturel réuni depuis le 1er février et présidé par Jean Mesqui.

Lire la suite...

Carole Fékété : La Table mise

Il vous reste quelques jours pour observer Les Singes dans La Vitrine de la Société française de photographie (71 rue de Richelieu, Paris), mais vous pouvez prolonger la découverte de l’œuvre de Carole Fékété avec La Table, monumentale image (210 X 176 cm) datée de 2001-2003, tout récemment accrochée à l’Institut national d’histoire de l’art (2 rue Vivienne, 1er étage). Ce dépôt d’une œuvre contemporaine inaugure, espérons-le, une réelle politique de collection qui donnera à l’Inha le charme du Courtauld Institute of Art de Londres.

Lire la suite...

Jean-Luc Moulène: passage au long de l'art

L’objet que livre Jean-Luc Moulène à la suite de l’exposition «Jean-Luc Moulène opus 1995-2007 / documents 1999-2007» au Culturgest de Lisbonne (sept-nov. 2007) est bien autre chose qu’un catalogue. Moulène y parle à l’évidence le langage des signes – par gestes donc, c’est-à-dire des signes corps comme on parle du corps d’une typographie (ce à quoi renvoient d’emblée la première et la quatrième de couverture : des lettres en un certain alphabet assemblées). L’artiste nous prévient : avec ces signes-là, nous sommes des Initiés. La magie du monde moderne nous appartient.

Lire la suite...

Michèle Sylvander : à propos de In God We Trust

A Lisbonne, la galerie Luis Serpa Projectos propose actuellement une exposition de pièces récentes de l’artiste française Michèle Sylvander. Et notamment une seconde version de In God we Trust (2006). Sans être un familier de l’œuvre de Michèle Sylvander, on peut dire que l’on retrouve dans cette installation les ressorts qui animent nombre de ses travaux. Et, parmi ces ressorts celui de l’ambiguïté des genres comme de la condition mystérieusement politique de la femme s’impose. Pour en formaliser la complexité, il a fallu travailler les enjeux mêmes de la représentation afin de dévoiler en elle tout ce qui se joue dans les entrelacs du regard social et de la conscience de soi. J’ai donc proposé à Michèle Sylvander de réaliser cet échange épistolaire pour tenter d’approcher une œuvre encore au travail.

Lire la suite...

Gaëlle Morel, commissaire du Mois de la photo de Montréal 2009

Communiqué: Le Mois de la Photo à Montréal est très heureux d'annoncer la nomination de Gaëlle Morel à titre de commissaire invitée pour sa 11e édition, qui se tiendra en septembre 2009.

Historienne de l'art et commissaire indépendante, Gaëlle Morel est titulaire d'un doctorat en histoire de l'art contemporain de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Secrétaire générale de la Société française de photographie, elle est également membre du comité de rédaction de la revue Études photographiques. Auteure de plusieurs articles et de différents ouvrages, Gaëlle Morel s'intéresse aux pragmatiques de monstration et aux enjeux scénographiques dans le champ de la photographie et de l'art contemporains.

Sous le thème "Les espaces de l'image", la 11e édition du Mois de la Photo à Montréal propose d'explorer la question des dispositifs et de la mise en espace, perçue comme une des clés de lecture essentielles des différents projets photographiques présentés au cours de ces dernières années. La programmation d'expositions, la publication, le colloque et l'ensemble des activités de la biennale s'articuleront autour de cette nouvelle thématique stimulante.

Meilleurs souvenirs de... La photographie timbrée

image On connaît bien ici la fascination qu'exercent sur notre collègue historien et conservateur Clément Chéroux les relations entre la photographie vernaculaire et les avant-gardes. Après deux étapes - à Winterthur et à Essen - son exposition intitulée "La Photographie timbrée", consacrée à la carte postale du début du XX siècle, fait escale à Paris. Inventivité visuelle, le mot n'est pas trop fort pour qualifier la fantaisie de ces montages en tous genres, où le kitsch et l'audace formelle font bon ménage. Constituée en bonne part à partir des collections de Gérad Lévy et de Peter Weiss, l'exposition est aussi l'occasion de publier un luxueux catalogue aux édition Steidl. On connaît l'Hôtel de Sully pour la difficulté que l'on y rencontre habituellement à faire "respirer" un accrochage, cette fois-ci un scénographe a permis de contourner l'ingratitude du lieu en jouant sur une obscurité quasi complète, des vitrines variées et ajustées au format de la carte postale, des projections : le tout réussit à conférer la magie nécessaire à ces petites productions où les Grands et les Petits (de l'histoire de la photographie) s'adressent de constant messages.

La nuit espagnole dans l’objectif des photographes

L’actuelle exposition du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid ne concerne pas à proprement parler la photographie. Disons plutôt que des photographies y jouent un rôle particulier au sein d’une approche qui interroge certains traits de la culture populaire espagnole dans le contexte d’épanouissement des avant-gardes. Plus de 400 œuvres réunissant 150 artistes s’organisent de façon chronologique pour en proposer la démonstration. La danse s’impose ainsi, avec la tauromachie au second plan, comme le véritable fil conducteur de cette lecture du phénomène des avant gardes sous influence espagnole.

Lire la suite...

Ugo Mulas. "La scène de l'art"

Vous êtes cordialement invités à la conférence organisée par la Société française de photographie donnée par Giuliano Sergio qui viendra nous faire un compte rendu de l'exposition rétrospective actuelle du photographe italien Ugo Mulas.


A partir du début des années 1950, le photographe Ugo Mulas (1928-1973) entreprend une documentation sur plusieurs générations d'artistes en Europe et aux Etats-Unis. S'emparant à ses débuts de la forme traditionnelle du reportage, cette "documentation" photographique évalue progressivement vers un dialogue conceptuel avec l'art d'avant-garde (Spazialismo, Nouveaux Réalisme, Pop Art, Arte Povera). Mulas poursuit sa réflexion sur le spécificité du médium photographique et son rapport à l'art avec son projet des Vérifications (1969 – 1972). Annonçant les nouvelles dynamiques entre art et photographie, la rigueur conceptuelle et la radicalité de cette série la font rapidement reconnaître comme une des œuvres les plus significatives de la période.

Pour la première fois trois institutions majeures - le MAXXI de Rome, le PAC de Milan et la GAM de Turin - se sont coordonnées pour réaliser une rétrospective sur cette figure clef de la photographie des années soixante et soixante-dix. Giuliano Sergio, chargé de la supervision scientifique de l'exposition, présentera la figure de Ugo Mulas et les enjeux critiques de la rétrospective actuellement en cours.

Giuliano Sergio, chargé de cours en histoire de la photographie et de l'art vidéo à l'Université Paris 7, rédige une thèse sur les rapports entre artistes et photographes en Italie dans les années soixante et soixante-dix (Paris X / « La Sapienza » de Rome). Commissaire chargé des campagnes photographiques pour la Chambre de Commerce de Rome, il collabore également avec le MAXXI (Musea Nazionale delle arti del XXI secolo de Rome) pour la réalisation du catalogue général des collections.


"Ugo Mulas. La scena dell'arte"

Rome MAXXI du 4 décembre 2007 au 3 mars 2008
Milan PAC du 5 décembre 2007 au 10 février 2008
Turin GAM du 26 juin au 19 octobre 2008

Mercredi 5 mars. Entrée libre et gratuite, à 18h sans réservation. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris, (auditorium).



Vacances d’hiver de la SFP

image

















Cette année, la Société française de photographie fermera la première semaine de mars (du 3 au 7 mars inclus) puis une semaine en avril.
Nous espérons que ce calendrier conviendra mieux à nos membres et lecteurs.

Vous pouvez prendre rendez-vous par e-mail : troufleau.sfp@free.fr, ou par téléphone au 01 42 60 05 98.

A très bientôt.

Benjamin Deroche : Tribute to Araki

image Dans le domaine musical, les "tributes" sont une tradition: on rend hommage en même temps que l'on réinterprète un morceau, on s'inscrit ainsi dans le sillage d'une famille que l'on se choisit. Dans le domaine de l'art, les hommages sont plus souvent masqués, le clin d'œil ou la parodie sont d'usage, le jeu de cache-cache avec les références semble établi pour défier la sagacité du critique. Il est assez rare de voir un jeune artiste s'amuser (au sens où le rire est chose sérieuse) sur le mode du "tribute" à détourner les travaux d'une star d'époque. Il faut donc saluer la série des "Tribute to Araki" de Benjamin Deroche, dont on retrouve la série complète sur son site. Il nous explique par ailleurs : "Pour la petite histoire les poses du poulet sont exactement les mêmes que des poses exécutées par les modèles d'Araki lors de séance de bondage. Je me suis appliqué à respecter à peu près la hauteur et l'écartement des cordes à l'échelle de la composition du corps ce qui donne un aspect assez ridicule et amusant à la bête"... Se moquer des maîtres à toujours un aspect revigorant. Cette série sera exposée en août 2008 et en grand format dans la Galerie Rouge à Pont l'Abbé (Finistère).

Andréa Keen: Fleuve

image Près de sept ans après avoir commencé un travail de prise de vue sur le parcours de la Seine de Conflans-Saint-Honorine au Havre, Andréa Keen publie un imposant ouvrage, unique dans sa démarche et son traitement. Publié par le Frac Haute-Normandie - qui avait accueilli une très belle exposition en 2004 - et Jean-Michel Place, ce livre présente de manière exemplaire la relation entre une documentation et une proposition poétique. On y découvre aussi bien les métamorphoses dues aux saisons et à la topographie que celles déterminées par l'usage industriel que l'homme fait du fleuve. Un travail au long cours que j'avais eu le plaisir de signaler en 2002 dans La Photographie contemporaine (Flammarion) et qui désormais a trouvé la forme définitive de son expression. On retrouvera la trace de nos premiers échanges dans le Bulletin avant que l'artiste n'entreprenne ce grand œuvre.

Cécile Hesse Gaël Romier : Pour le meilleur et pour le pire

Cela faisait quelque temps que nous n’avions pas eu de nouvelle de Cécile Hesse et Gaëlle Romier. Rencontrés lors d’un entretien du Bulletin de la SFP, puis à l’occasion d’un entretien public à la Maison européenne de la photographie (7 avril 2004) leur présence à la Biennale d’art contemporain de Lyon (Bienvenu chez vous, 2003) et leur passage à la galerie Zürcher avaient contribué à la reconnaissance d’une œuvre originale. Il y a quelque trois ans, ils décidaient de se marier, les voilà donc de retour avec une exposition au titre évocateur «Pour le meilleur et pour le pire» jusqu’au 8 mars au VOG , espace municipal d’art contemporain de Fontaine (38600). Et force est de constater qu’on y découvre (et redécouvre) une des œuvres les plus étranges de l’époque, combinaison radicale d’un surréalisme psychotique et d’un conceptualisme iconophile. L’ensemble des œuvres exposées se trouve également sur leur vrai-faux site commercial : sur place ou à emporter.

Roger-Viollet fête ses 70 ans

Communiqué de presse. Le 14 octobre 1938, Hélène Roger-Viollet et son mari Jean-Victor Fischer, passionnés de photographie et grands voyageurs, reprennent la boutique de Laurent Ollivier, située au 6 rue de Seine et fondent la « Documentation Photographique Générale Roger-Viollet ». Au fonds Ollivier et aux archives de Léopold Mercier, rachetés avec les locaux, viennent s’ajouter les collections de la famille Roger, en particulier les clichés d’Henri Roger, père d’Hélène et photographe amateur de talent.

Après la guerre, les rachats successifs de collections permettent de constituer un fonds photographique unique en Europe, couvrant plus d’un siècle et demi d’histoire française et internationale : événements mondiaux et petits métiers parisiens, Beaux Arts, sciences, politique et vie quotidienne, voyages exotiques et rues de la Capitale, portraits de célébrités ou instantanés de passants inconnus …Ce patrimoine de grande ampleur retrace aussi l’histoire de la photographie, de la production des ateliers photographiques du Second Empire aux images de guerre des grands reporters de la fin du XXe siècle.

Lire la suite...

Autour des Rencontres africaines de la photographie

image Vous êtes cordialement invités à la conférence organisée par la Société française de photographie donnée par Jeanne Mercier et Dagara Dakin + carte blanche au photographe Emeka Okereke. Jeanne Mercier et Dagara Dakin viendront nous faire un compte-rendu de la septième édition des Rencontres africaines de la photographie de Bamako 2007. La Biennale a ancré cette année encore un peu plus Bamako dans sa vocation photographique, sous le thème "Dans la ville et au-delà".

Jeanne Mercier est historienne de la photographie spécialisée sur l’Afrique de l’Ouest. Elle a consacré son mémoire de master aux Rencontres Africaines de la Photographie et prépare actuellement une thèse à l’EHESS sur "L’élaboration d’un contexte culturel photographique en Afrique, le cas malien". Elle est aussi à l’initiative du blog Afrique in visu, première plateforme d’échanges autour du métier de photographe en Afrique dont elle est la coordinatrice.

Dagara Dakin est doctorant en histoire de l'art à l'université Paris I, sous la direction de Philippe Dagen. Son sujet porte sur "L'Art contemporain africain: de la difficulté à penser l'altérité à l'ère de la globalisation des échanges". Il a été en 2005 chargé de mission auprès de l'AFAA pour la 6e Biennale de la Photographie de Bamako.

Mercredi 6 février. Entrée libre et gratuite, à 18h sans réservation. Maison européenne de la photographie, 5-7 rue de Fourcy, 75004 Paris, (auditorium).

Images en mission

image En janvier 2007, un projet de numérisation des archives iconographiques de l’ancienne Société des Missions Evangéliques de Paris (SMEP) a été lancé par la bibliothèque du Défap/Service protestant de mission, association héritière de cette société missionnaire.

La SMEP (1822-1971) a envoyé des missionnaires dans de nombreux pays, en Afrique et en Océanie. A partir des années 1880, certains d’entre eux commencent à prendre des photographies ; cette pratique s’est ensuite largement développée au cours du XXe siècle.

Ces images, comme l’ensemble des collections photographiques missionnaires, sont largement méconnues du public. La mise en ligne progressive de ces archives vise ainsi à faire connaître un fonds qui intéresse directement les chercheurs travaillant dans des disciplines diverses telles que l’anthropologie, l’histoire, la géographie ou l’histoire de l’art…

Lire la suite...

The British Landscape à la galerie Vu

L’exposition "The British Landscape" de John Davies à la galerie Vu’ (2, rue Jules Cousin, 75004 Paris), est prolongée jusqu’au 2 février 2008. Quelques jours supplémentaires pour aller se plonger dans les paysages des îles britanniques réalisés entre 1979 et 2005 et saluer l’œuvre d’un des photographes majeurs d’une Angleterre contemporaine qu’il représente pleine de symboles d’une ère industrielle révolue.

Lire la suite...

Les Singes de Carole Fékété en vitrine

image Pour commencer la nouvelle année de programmation de La Vitrine de la Société française de photographie, nous avons choisi de présenter pas moins de quatre images de Carole Fékété qui occupent la quasi totalité de l’espace donnant sur la rue de Richelieu. Cette série des Singes avait été finement analysée par Larisa Dryansky dans le catalogue Photoespaña 2006 dont l’auteur nous a aimablement fourni la traduction. Nous la donnons ici en appui de l’œuvre exposée en remerciant chaleureusement l’artiste et l’auteur du texte.

Lire la suite...

Richard Billingham rouvre son album de famille

image Souvent classé à tort comme un disciple de Martin Parr, Richard Billingham ne bénéficie que d’une visibilité réduite sur la scène artistique européenne malgré un travail reconnu. L’exposition intitulée "People, Places, Animals: The Works of Richard Billingham" organisée par l’Australian Centre for Contemporary Art (ACCA) à Southbank jusqu’au 24 février a donc valeur d’événement.

Richard Billingham - nominé au Turner Prize en 2001- est mis sur le devant de la scène dès 1997 avec l’exposition controversée "Sensation" organisée par Charles Saatchi à la Royal Academy. Chaque artiste y avait son rôle et surtout représentait une certaine facette de la Grande Bretagne. Richard Billingham est alors vu comme le pauvre enfant des Midlands, sorte de Gavroche anglais, qui a réussi à vaincre la médiocrité de ses parents et à s’exprimer par l’intermédiaire de l’appareil photographique. Les clichés de sa mère Liz obèse au corps tatoué à outrance, de son père Ray alcoolique chronique et de son frère Jason drogué choquent et attendrissent à la fois un public qui jusque là s’efforçait de nier l’existence de cette catégorie sociale.

Lire la suite...

Entretiens d’artistes en ligne

A l’issue du premier semestre d’enseignement où j’ai reçu chaque semaine un artiste dans le séminaire "Pratique de la critique" (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) à l’Institut national d’histoire de l’art, Marie Gautier a effectué un travail de retranscription et d’introduction de ces rencontres. Certains d’entre eux (Pascal Hausherr, Yveline Loiseur, Mathieu Pernot, Silvana Reggiardo) sont à présent disponibles avec la biographie de chaque photographe sur le site de l’ARIP précédés d’une réflexion sur la question de la critique photographique par Marie Gautier: http://arip-photo.org.

Anne-Marie Filaire: le mur déplié

image Le film intitulé Enfermement d’Anne-Marie Filaire était projeté dans les rues de Jérusalem cet automne lors du festival "Jerusalem Show". Il arrive en France et sera projeté le 10 janvier au cinéma Les 400 coups à Angers (20h15) puis au printemps à Marseille grâce au collectif La Compagnie. L’artiste nous a fait l’amitié de le projeter lors d’une séance de séminaire lundi dernier à l’Institut national d’histoire de l’art dans une version encore provisoire, accompagné d’une musique d’Arvo Pärt. Enfermement est un témoignage sur la nouvelle frontière que dessine le mur édifié entre les territoires palestiniens et l’État d’Israël. Mais ce témoignage est avant tout la création d’une œuvre photographique et filmique - cinématique pour le dire en un mot.

L’artiste dont la connaissance de ces régions est intime, a filmé en un unique travelling les photographies noir et blanc qu’elle a prises et organisées en panoramas. D’une grande sobriété, et d’une apparente simplicité, le processus établi réside donc dans la mise en mouvement de panoramas successifs, montrant des lieux qui s’aboutent sans correspondre nécessairement au continuum géographique et temporel (les prises de vues couvrent trois années en tout). La position du spectateur devient tout à fait singulière, position que la métaphore du sentinelle illustre bien: vous semblez surplomber les paysages en tournant sur vous même, comme un guetteur. Du coup, le vide de ces régions devient frappant, malgré l’accumulation des habitations aux formes géométriques, malgré les quantités de gravas, la présence humaine n’est que manque. Le mur apparaît pour dresser des perspectives torves jusqu’à l’infini. Tout est séparation, et la séparation produit le manque.

Lire la suite...

L’Ouest d’Edward Curtis à la lumière de la photographie d’exploration

Vous êtes cordialement invités à la conférence de Mathilde Arrivé et François Brunet, organisée par la Société française de photographie à la Maison européenne de la photographie le mercredi 9 janvier 2008 à 18h, entrée libre sans réservation.

"Views and Visions". L’Ouest d’Edward S. Curtis (1868-1952) à la lumière de la photographie d’exploration (1860-1880) par Mathilde Arrivé et François Brunet.

Lire la suite...

Fermeture annuelle de la SFP

image Pour la fin d’année, la Société française de photographie ferme du 22 décembre 2007 au 6 janvier 2008 inclus.
Réouverture de la bibliothèque au public le mardi 7 janvier à 14h.
N'hésitez pas à poser vos réservations par email : contact.sfp@free.fr, ou au 01 42 60 05 98.

Bonnes fêtes à tous !

Léon Gimpel, les audaces d'un photographe

Musée d'Orsay - Galerie de photographie
12 février - 27 avril 2008

Exposition coproduite par le Musée d'Orsay et la Société française de photographie
Avec le soutien de la Fondation Neuflize Vie pour la photographie

Les noms de Jacques-Henri Lartigue et d’Eugène Atget sont généralement retenus par les historiens de la photographie pour incarner les figures emblématiques de la Belle Époque. Si le premier suggère l’authenticité et la spontanéité d’une pratique photographique familiale, les photographies de Paris du second incarnent une archéologie de la photographie documentaire. À ces deux photographes, il conviendrait cependant d’en ajouter un troisième pour apprécier la richesse iconographique de cette période: Léon Gimpel.

Léon Gimpel (1873-1948) réalise ses premières photographies en 1897. Alors que la plupart des photographies de Lartigue retiennent les plaisirs de la bourgeoisie et que les images d’Atget immortalisent un Paris sur le point de disparaître, Gimpel se concentre sur d’autres aspects de la modernité de son époque. Équipé d’un appareil Gaumont, il laisse libre cours à sa curiosité d’amateur, réalise des reportages photographiques pour le journal L’Illustration et systématise l’enregistrement sériel à des fins de vulgarisation scientifique. À travers ces diverses pratiques photographiques, Gimpel produit des images aux formes nouvelles qui représentent le développement de l’aéronautique, la vie quotidienne de la Belle Époque en couleur ou encore l’évolution d’un Paris nocturne qui s’éclaire désormais au gaz néon.

Lire la suite...

Œ La Revue de l’Œil Public

image En 1995 est fondée l’agence photographique L’Œil Public, devenue depuis lors emblématique de nouveaux collectifs de reporters exigeant à la fois une entière liberté d’expression et une reconnaissance de leur engagement politique et social. L’année 2007 a vu naître le premier numéro de leur revue annuelle Œ La Revue de l’Œil Public, malheureusement trop peu diffusée. Le second numéro, à paraître en juin 2008, devrait toutefois connaître une meilleure publicité. Il n’est donc pas trop tard pour présenter cette première édition dont la direction éditoriale est assurée par Guillaume Herbaut, membre fondateur du collectif.

D’un format respectable (33 x 24 cm), comptant presque 80 pages couleur, imprimée sur un papier épais où l’encre s’imbibe généreusement, l’objet lui-même assume une présence forte. Le jeu des pages imprimées en monochrome crée des respirations et le choix tout entier de la maquette traduit assez bien l’esprit de l’agence: des images liées à l’actualité mais éprise d’un désir de mise en forme que l’on attend plutôt d’une revue d’art. Le tout s’émancipe d’un simple outil de communication de l’agence pour tenter autre chose. Si les images trouvent un espace plus qu’honorable dans ce format, leur impression quasi systématique en double page produit l’effet classique du sacrifice de la pliure, la revue étant relativement rigide par son épaisseur et sa reliure, l’effet journal qui permet de mettre l’image à plat ne peut être rendu.

Lire la suite...

Parution du n° 21 d'Etudes photographiques

image Numéro spécial: "Paris-New York", actes de la journée d'études "Photographie et institution(s). Echanges transatlantiques entre Paris et New York", organisée le 23 mars 2007 à Institut Charles V par François Brunet (université Paris 7), Nathalie Boulouch (université Rennes 2) et Gaëlle Morel (université Rennes 2).

La loi du marché

  • Gaëlle Morel, "Un marchand sans marché. Julien Levy et la photographie".

Le galeriste américain Julien Levy (1906-1981) est généralement connu du monde de l’art pour son rôle dans la promotion du surréalisme aux États-Unis. Le marchand joue également un rôle fondamental dans les prémices de la reconnaissance de la photographie dans les années 1920 et 1930. En associant ses activités à celles des institutions artistiques de l'époque, comme le MoMA, il tente de créer un marché encore inexistant dans un pays dévasté par les conséquences de la crise de 1929. Malgré ses démarches, Levy est rapidement contraint de se détourner de la photographie. La volonté de construire un système d’échanges entre le marché et l’institution se révèle insuffisante pour assurer la pérennité de son entreprise.

Lire la suite...

Pierre Faure: Japan, livre nocturne

On doit à l’éditeur allemand Daab l’initiative de publier Japan du photographe français Pierre Faure avec une courte introduction de Franz van der Grinten. L’ouvrage est un des plus impressionnants de l’année, avec un format majeur (26 x 36,5cm) et un nombre d’images en proportion (125). La chose n’est toutefois pas étonnante puisque Pierre Faure – trop peu montré en France il est vrai (nous l’avions présenté dans "La Région humaine" au MAC de Lyon fin 2006 avec une sélection du corpus édité aujourd’hui) – est représenté par la galerie de Cologne Kudlek van der Grinten. Les visiteurs de la dernière édition de Paris Photo ont pu découvrir quelques tirages de Japan sur le stand de la galerie allemande. Aujourd’hui mieux connu outre-Rhin qu’en France, Pierre Faure affirme donc un travail qu’il est urgent de diffuser ici. Mission que remplit aujourd’hui le livre Japan.

Lire la suite...

La photographie abstraite à New York

image A en croire l'actualité des galeries new-yorkaises, la photographie abstraite est en train de devenir une alternative à la vogue documentaire. Le phénomène est d'autant plus intéressant qu'il n'est pas constitué par la seule apparition de nouveaux travaux up to date mais aussi par la diffusion d'auteurs historiques parfois négligés, le tout permettant de se faire une idée de la permanence d'une photographie de type expérimentale depuis un demi siècle. La galerie Zabriskie présentait ainsi jusqu’au 3 novembre une trentaine de photographies de Konrad Cramer (1888-1963), allemand émigré aux Etats-Unis au début des années 1910, professeur de photographie à la Woodstock School of Miniature Photography (1937-1939) puis au Bard College (1940-1946).Tout en poursuivant son activité de peintre pour laquelle il est d’ailleurs le plus connu, cet artiste pratiquement oublié aujourd’hui s’empare du médium photographique dans les années 1930 sous l’influence de Stieglitz afin selon lui, «de clarifier des problèmes esthétiques picturaux». S’il commence par réaliser des natures mortes et des paysages dans la lignée des photographes straight, il s’éloigne vite du diktat de la photographie pure. La majorité de ses photographies présentent des compositions abstraites dans lesquelles l’artiste expérimente avec des sources de lumière diverses et des manipulations photographiques comme des expositions multiples, des superpositions et des solarisations. Il produit avec cette dernière technique de magnifiques nus, dont les contours sensuels rappellent ses dessins et peintures, réalisés à la même époque. La distance historique dont nous bénéficions aujourd’hui permettra peut-être de réévaluer l’importance de cet anti-moderniste avant l’heure, difficilement accepté dans le milieu photographique de son temps.

Lire la suite...

Correspondance oblique (10)

Stanislas Amand poursuit ses correspondances obliques sur vitevu en parallèle de l'exposition éponyme à La Traverse/Les ateliers de l'image, à Marseille jusqu'au samedi 8 décembre 2007.

Lire la suite...

Carole Fékété: la dévotion et la reproduction

image De retour de Madrid où elle fut pensionnaire deux années durant, Carole Fékété ramène un travail fortement marqué par les pratiques religieuses et surtout leurs mises en scènes. Dans le cadre de l’exposition organisée à l’issue du séjour espagnol, on découvre ainsi un ensemble de photographies présentant d’impressionnants reliquaires. Habituellement dissimulés aux regards, ces objets de dévotions conservés dans un couvent madrilène s’offrent à nous comme s’ils émergeaient de l’ombre et de la solitude. Mais le choix d’une prise de vue frontale, sans alentour de l’objet – bref le choix esthétique de la reproduction – ne leur confère en rien le statut d’un objet violé par le regard.

Lire la suite...

Quatre jours à Beyrouth

image En septembre 2006, au sortir de la guerre, Pascal Colrat part photographier le Liban. De ce court voyage, il rapporte plus de 2000 photographies, dont il publie une sélection dans Quatre jours à Beyrouth, cent vingt-cinq images imprimées pour la majeure partie en pleine page. La quasi-absence de légende – une douzaine – et les deux courts textes liminaires appuient la volonté de faire un livre de photographies et non un ouvrage politique. Les textes restent silencieux sur le conflit. L’introduction de Michèle Champenois – rédactrice en chef du Monde 2 – inscrit ce travail dans la démarche artistique de Colrat, quand la préface de Valérie Baran, directrice du théâtre Le Tarmac de la Villette, offre un récit des circonstances du voyage et des prises de vues. Ce compte-rendu révèle les limites d’un travail d’artiste quelques semaines après la mise en place d’un couvre-feu – la difficulté de prendre des photographies autant que l’attente de certains – comme le Hezbollah – à retranscrire des images stéréotypées ou partisanes.

Lire la suite...

Valérie Belin: de l’art sérieux

image A un peu plus de quarante ans, Valérie Belin connaît une rétrospective itinérante de son œuvre (Amsterdam, Lausanne, Paris) accompagnée d’un imposant catalogue publié chez l’éditeur allemand Steidl. L’ouvrage, dont la maquette est signée Piet Gerards et Maud van Rossum est d’une impressionnante créativité au regard de la rigueur qu’imposent les images de Valérie Belin.

Les raisons du succès de l’artiste sont sans mystère. Elles résident dans le sérieux avec lequel les travaux sont menés sur le plan du processus créatif, mais aussi sur l’effort constant que l’artiste a produit pour établir des liens de confiance avec des acteurs du marché sur le plan international, avec la critique et avec l’institution publique. Ce parcours sans faute est exemplaire en ce qu’il montre qu’une œuvre tout entière basée sur le médium photographique n’est pas prisonnière d’un cercle (l’artiste évolue sur le marché de l’art contemporain) et qu’elle a trouvé ainsi les conditions de son épanouissement. C’est donc à nouveau l’occasion de regarder attentivement cette œuvre. Dans l’enchaînement produit par l’ouvrage, les travaux – tous pensé sur un mode sériel – les thématiques et les traitements apparaissent dans un curieux mélange de diversité iconographique (des robes et des robots, des verreries et des voitures, des transsexuels ou des masques) et très vite d’homogénéité thématique (dialectique du vivant et du mort, transformisme, ritualisation, animalité, etc.) puis d’uniformisation des traitements: vue rapprochée et précise, modèles préparés, fond blanc, du noir et blanc (jusque très récemment), grand format… Bref, des sculptures ou presque, une verticalité toujours appuyée, une matière granulométrique du tirage toujours visible : une œuvre "tenue", sans nul doute, à certains égards sévère.

Lire la suite...

Correspondance oblique (9)

Stanislas Amand poursuit ses correspondances obliques sur vitevu en parallèle de l'exposition éponyme à La Traverse/Les ateliers de l'image, à Marseille jusqu'au 1er décembre 2007.

Lire la suite...

L’histoire inachevée: photographies de la guerre civile espagnole

image Parmi les différentes expositions consacrées à la photographie cet automne à Madrid, on peut autant apprécier la mise en question de son histoire, à travers le XXe siècle ou dans l’art contemporain, qu’un recours de plus en plus massif à ce médium au sein de manifestations aux ambitions diverses[1]. Cet usage de l’archive à travers sa présentation trouve un sens particulier lorsqu’elle renvoie aux événements de la guerre civile. L’exposition du Museo de América qui retrace l’histoire de la cité universitaire la présente notamment comme «le front symbolique de la bataille pour la défense de Madrid» participant ainsi de cet effet d’épuisement des sources concernant cette période. À l’occasion de son ouverture un article titrait dans la presse: "Madrid dijo: «¡No pasarán!»", reprenant le lancement de ce cri de guerre contre les troupes franquistes pour le situer dans ce même lieu[2]. Symptomatique de ce poids qui pèse encore dans la mémoire nationale, il faudrait comme pouvoir tout voir de cette guerre mais la vision qu’on en donne reste encore très orientée malgré les réajustements critiques à l’égard de certaines images.

Lire la suite...

L'Art de la photographie: présentation

Vidéo de la présentation par André Gunthert et Michel Poivert de L'Art de la photographie (éditions Citadelles-Mazenod), dans le cadre des conférences de la Société française de photographie, dirigées par Thierry Gervais et Gaëlle Morel, le 7 novembre 2007 à la Maison européenne de la photographie (prise de vue: Bertrand Priour), 1e partie (25 min).

Lire la suite...

Une étrange collection de photographies

Dans le cadre des 30 ans du Centre Georges Pompidou, le Musée national d’art moderne publie, section par section, des ouvrages présentant les acquisitions de cette institution. Dans le domaine photographique, Quentin Bajac et Clément Chéroux - conservateurs en charge de la collection (plus de 70.000 images) - ont décidé de se distinguer en se détournant de l’habituel inventaire illustré. Ils ont probablement tenu compte de l’usage qu’il est désormais possible de faire des bases de données pour ne pas souhaiter se limiter à une version papier des ressources informatisées.

Lire la suite...

De l'image photographique aux signes publics

Le 5 décembre 2007, Anaïs Feyeux, doctorante en histoire de la photographie, invite Pascal Colrat, artiste.

Diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Pascal Colrat choisit très tôt comme support d'expression l'affiche ou l'image dans sa multiplicité, utilise des réseaux de diffusion variés et croise un public très large et populaire. Par ses choix de présentation multiples – musées, galeries, affiches – pour le Tarmac de la Villette ou l'Opéra de Lille entre autres – et cartes postales, Pascal Colrat franchit allègrement les frontières qui séparent art et graphisme et se définit d'ailleurs comme photo-graphiste.

Lire la suite...

Milovanoff, portraitiste de l’Art

Le musée du Louvre accueille pour la quatrième fois un photographe en la personne de Christian Milovanoff. Cette programmation est due à Marie-Laure Bernadac qui a convié précédemment deux artistes français (Patrick Faigenbaum et Jean-Luc Moulène) et l’Allemande Candida Höfer. Les expositions, d’une taille toujours modeste, se situent dans la salle des maquettes. Pour qui connaît l’endroit (tout au bout du Louvre médiéval, en retrait des fortifications de Philippe-Auguste), il n’apparaît pas prestigieux. On a beau faire de l’esprit et se dire que la photographie se trouve ici entre moyen-âge et antiquités égyptiennes (non loin de là en effet), l’espace se présente comme un sarcophage de béton, d’une hauteur sous plafond intimidante. Mais laissons cela. Environ vingt-cinq épreuves de grands formats sont disposées en frise, elles montrent des portions de bas-reliefs assyro-babyloniens conservés par le musée. L’échelle varie, parfois les originaux sont plus petits qu’ici, parfois plus grands. Cet arbitraire est une des variables du dispositif: certaines images sont en couleurs, d’autres en noir et blanc, d’autres enfin sont des négatifs que l’on confond presque avec une vue en lumière rasante.

Lire la suite...

Correspondance oblique (8)

Stanislas Amand poursuit ses correspondances obliques sur vitevu en parallèle de l'exposition éponyme à La Traverse/Les ateliers de l'image, à Marseille jusqu'au 1er décembre 2007.

Lire la suite...

- page 2 de 3 -