Le MIDI photographié une expo au Musée de l'Arles Antique en préparation à la SFP

Un peu de Nîmes à la SFP… ou l’on prépare quelques pièces pour l’exposition sur les photographies du Midi de la France dont la commissaire est  Hélène Bocard. L’expo aura lieu au Musée de l’Arles Antique, à Arles, partir de mi septembre 2015. La préparation des images à commencer à la SFP. Ni taureaux ni poteaux mais des arènes et des maisons carrés aux teintes albuminées. Un petit goût de pacolo aux lèvres et la collaboration du rayon de soleil qu’est Elodie Texier Boulte, restauratrice photo nous amené un peu de chaleur et l’occasion d’écouter, ailleurs que dans la radio en voiture “la belle histoire” de M. Fugain (Live officiel INA : http://www.youtube.com/watch?v=Vv_BvLmSBWg). Dieu que ça fait vacances tout ça ! Vivement le MIDI.

IMG_6532.JPG Hélène Bocard , L’Antiquité photographiée : l’exemple de Nîmes (1840-1870)
Aux premiers clichés des monuments nîmois (daguerréotypes) pris dans les années 1840 (aujourd’hui très rares), succède une période faste, véritable “âge d’or de la photographie”, qui a vu, dans le cas de Nîmes, les épreuves magistrales d’Édouard Baldus produites dans le cadre de la Mission héliographique (1851) ou de Bisson pour le duc de Luynes (1857), ou encore celles d’amateurs en voyage attirés par les richesses du Midi (Eugène Piot, Émile Peccarère). En même temps apparaissent les premiers ateliers locaux de photographes, comme celui d’Antoine Crespon, qui bénéficia des conseils de Baldus et se tenait au courant des recherches diffusées au sein de la jeune Société française de photographie. Dans les années 1860, les techniques et les formats se diversifient et les images des monuments sont plus largement diffusées, sous forme de séries ou d’albums. Si les photographies des monuments romains étaient avant tout destinées aux amateurs d’art ou aux touristes, en guise de souvenir de leur séjour dans la ville, elles furent aussi utilisées par les services des Monuments historiques pour documenter des restaurations en cours : on évoquera le cas de l’architecte Henri Révoil, en charge du chantier des Arènes, qui eut recours aux photographies de Baldus et de Crespon.

référence de l’ouvrage :

TitreNîmes et ses Antiquités. Un passé présent XVIe-XIXe siècle
Auteur(s)Krings Véronique, Pugnière François (éd.)
Année de publication2013
CollectionScripta antiqua
Volume53
VilleBordeaux
Isbn978-2-35613-082-2
ÉditeurAusonius Éditions

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